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Apprendre à gérer sa frustration (PV Théa)

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Adam Estuevez
« Tu voudrais que la société t’acceptes mais tu ne t’acceptes pas toi-même. »
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Jeu 8 Juin - 15:03
Il n'en avait pas fallut beaucoup pour frustrer le jeune Estuevez ce matin là. Cela faisait une semaine qu'il n'était pas dans son état normal. Enfin aussi normal qu'Adam pouvait être. Il parlait peu, boudait sans cesse, et montrait une certaine tristesse dans son regard. Mais quand on lui demandait si ça allait, c'est avec un grand sourire qu'il affirmait que oui...MENSONGE ! On pouvait le voir, le sentir, le lire sur son visage et lui avec un air totalement normal, il mentait, alors qu'il ne disait aucun mensonge en temps normal. Que se passait-il ? Ce matin là, n'avait pas été à part des autres matins depuis sept jours. La douche était froide, surement un soucie d'eau chaude, mais ça avait écourter grandement sa douche, car il détestait rester sous l'eau froide. Un gros mal de crâne l'empêchait de réfléchir correctement et enfin, goutte d'eau qui l'avait mit hors de lui, il n'arrivait pas à résoudre un théorème qu'il se savait capable de faire. Impossible pour lui de se concentrer. De ce fait, par frustration il avait ressentit le besoin de frapper quelque chose, comme un enfant incapable de se contrôler, il avait frapper son poing gauche dans le miroir qui avait éclater. Ne se sachant pas aussi "fort", il avait sur le coup sursauter et tourner la tête de gauche à droite. A peine une seconde après, il avait comprit ce qu'il avait fait. Sans dire un mot, il avait ramasser les morceaux et les avait jeter à la poubelle, ce n'est qu'après qu'il avait remarquer l'état de sa main.

"Uh...pas bon ça."

Il avait attraper une chemise l'avait enfiler maladroitement en se battant avec les manches et en pestant pour lui même, puis il avait envelopper sa main ensanglanter dut aux coupures dans un vieux t-shirt. Il avait prit son téléphone au cas où qu'on ait besoin de lui et il avait filer à l'infirmerie. Il était entrer comme si c'était chez lui et lui dit avait dit :

"J'ai besoin de compresses et de pansement."

Les règles de politesses ou de communication simple comme le bonjour, ou savoir comment va la personne, c'étaient des choses que Adam oubliait sans cesse. Il n'arrivait pas à se mettre dans la tête que perdre deux secondes à dire ça n'était pas un manque de temps, mais que au contraire ça pouvait fortement l'aider. Cependant vu son regard et son air boudeur c'était pas vraiment le moment d'entrer dans ce genre de débats avec lui. Il serait capable de partir sans dire un mot et de se soigner lui même, ce qui reviendrait à mettre de l'eau, foutre une compresse, un coup de sparadraps et d'oublier le désinfectant et de changer les pansements, il se pourrait peut être même qu'il doit être recousus sur la largeur de la main, pas de beaucoup mais ça c'était l'infirmière qui le dirait. SA main était dans un sale état. Les phalanges étaient en sang, des petits bouts de verres c'étaient loger dedans, et il avait une coupure assez large sur le coté de la main et une petite plus fine sur le dessus de la main. Adam chercha du regard le matériel et évitait fortement le regard de son amie. Il avait des TOC nerveux qui consistait à esquisser de faux micro sourire principalement du côté gauche de ses lèvres, ce qui revenait à faire une grimace et aussi il jouait au ping pong avec son regard.

"J'ai...j'ai vu que tu avais le matériel, je peux le prendre ? Et le faire...si tu es occupés..."

Sa voix se faisait moins forte, plus basse et plus comme un enfant qui a comprit qu'il vient de se faire griller en plein délis. Il espérait qu'elle soit occuper, mais même avec ça, il savait qu'elle ne le laisserait pas filer...


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Mar 13 Juin - 17:17
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Apprendre à gérer sa frustration

L'animal blessé, n'est pas forcé de s'isoler...

À cette heure, l’infirmerie était calme, voir même déserte. La plupart des élèves étaient en cours ou en entraînement et par conséquent, le personnel était aussi occupé. De ce fait, Théa avait décidé d’en profiter pour vérifier ses réserves et réorganiser ses dossiers.

Les papiers étalés sur son bureau témoignaient d’un sens de l’organisation bien personnel. Pour la plupart de ses collègues, la jeune femme pouvait sembler désordonnée, pour d’autre carrément loufoque. Mais Théa tenait à son système de rangement qui lui assurait un secret professionnel inviolable en ce qui concernait ses patients mais aussi les traitements qu’elle mettait au point. Cela faisait partie de ses petites obsessions qu’elle gardait pour elle.

Sur un fond de musique latino rythmée, le médecin sautillait au centre de la pièce, une liasse de feuille en main. Déposant au gré de ses réflexions, les feuilles ça et là sur des petits tas correspondant chacun à un système de couleur, de gommettes et même de symboles décidés au préalable quand la porte s’ouvrit à la volée. Surprise par cette entrée, la jeune femme s’arrêta net et tourna les yeux en direction de l’intrus. Adam. Cela ne pouvait être que lui, en y réfléchissant bien. Il était le seul capable d’entrer sans s’annoncer et sans prendre la peine de la saluer.

Immédiatement, la brunette sourit à son ami. Cela faisait longtemps qu’elle ne se formalisait plus de son manque de respect pour les conventions sociales. Elle avait beau essayer de lui faire comprendre l’intérêt de la chose, l’effort n’était pas systématique chez lui. D’autant plus en « terrain ami ». Après tout, il devait savoir qu’avec elle il ne risquait rien puisqu’elle ne le jugerait pas pour ce genre de frasque.

Néanmoins, à bien y regarder, il n’était pas simplement venu discuter avec elle. Quelque chose n’allait pas dans sa tenue. Sa chemise mal boutonnée et son regard tourmenté en disaient bien assez pour la préparer à sa demande. Il avait besoin de pansements et de compresses ? Sans un mot, elle analysa rapidement la situation, à la recherche de la moindre tache de sang ou de blessure quelconque.  Et très vite son regard glissa sur la manche gauche de sa chemise. Sur toute la longueur, elle pouvait voir des trainées de rouge brunâtre de sang qui aurait été frotté contre le tissu. Jusqu’à ce que ses yeux se posent sur une main enveloppée dans un tissu déjà imprégné d’un liquide sombre qu’elle pourrait reconnaître entre tous. Bien, cette fois elle connaissait l’origine du problème. Ou tout du moins de la raison de sa venue car si elle voyait le symptôme, elle ignorait toujours ce qui l’avait mit dans cet état…

D’un froncement de sourcil, elle n’eut pas le temps de répondre que déjà il cherchait une échappatoire à l’interrogatoire qu’il devait sentir peser au dessus de sa tête. Il faut dire que son attitude entière était une invitation aux questions. Le regard fuyant, ce n’était pas une nouveauté pour Théa, elle en avait l’habitude… mais à ce point ? Peut-être pas. Visiblement, il était pressé de régler le soucis, pour retourner se réfugier dans  sa grotte. Dommage pour lui, elle tenait trop à lui pour le laisser filer comme ça. Alors d’une voix douce qu’elle lui réservait exclusivement, elle finit par répondre :

« Tu admettras qu’il serait illogique pour un médecin inoccupé de laisser une personne visiblement  blessée, quitter son bureau sans avoir reçu le moindre soin, n’est ce pas ? »

Faire appel à la logique pure pour le calmer et surtout le retenir. C’était basique mais vu son état, il valait mieux aller sur un terrain qu’il pouvait gérer. Ensuite, elle irait creuser du coté plus « humain » d’Adam. Mais cela viendrait après s’être assuré qu’il n’allait pas fuir comme une biche affolée…

« Si tu veux bien t’asseoir sur la banquette, je vais regarder de plus près cette blessure… Et pendant ce temps, tu m’expliqueras comment tu te l’es faites, afin que je sache de quels genre de soin tu as besoin… »

Tout en parlant calmement, Théa s’était chargée de mettre la musique en sourdine ainsi que de rassembler ses feuilles sur son bureau. Il fallait que l’espace soit propice aux soins pour que tout deux soient dans les meilleures conditions possibles…

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Adam Estuevez
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Mar 13 Juin - 17:45
Cette voix douce qui s'élève dans la pièce atterrit dans les oreilles d'Adam comme un message d'outre tombe. Lentement il se retourna et regarda Théa. Elle avait cette façon de lui parler, de le calmer. De faire en sorte qu'il respire et surtout, qu'il se sente plus ou moins comme chez lui. Le jeune homme la regarda, de haut en bas, de bas en haut. Elle l'avait cerner. Il savait qu'il ne pourrait plus sortir sans avoir parler. Peut être que si il omettait de parler de certaines choses, cela leur conviendrait à tout les deux ?

« Tu admettras qu’il serait illogique pour un médecin inoccupé de laisser une personne visiblement blessée, quitter son bureau sans avoir reçu le moindre soin, n’est ce pas ? »
"En effet, ce serait illogique...mais heu...c'est pas, enfin pas grand chose..."

Fit-il en tentant de cacher sa main derrière son dos, esquissant une légèrement grimace de douleur. Bon sang que ça lui faisait mal en vrai. Il avait en plus de cela complètement massacrer deux de ses chemises. Il devrait donc aller en ville afin d'en racheter. Le jeune homme fit un pas en arrière en la voyant ranger les papiers, il avait sur le coup penser qu'elle voudrait s'approcher. Oh non, elle ne le faisait pas. Bien au contraire, elle lui dit de s'approcher. Il grimaça et esquissa un faux sourire qui montrait bien qu'il aurait préféré fuir cette pièce en réalité. Mais il ne le pouvait plus. Il souffla par la nez et s'avança alors vers la banquette comme elle le lui avait demander. Elle lui dit qu'elle allait la regarder et que pour les soins il devrait lui dire comment s'est arriver. Et avec la plus grande innocence du monde Adam fit :

"J'ai glissé et j'ai atterrit la main dans le miroir de la chambre..."

Comme si une simple glissade pouvait engendrer une blessure comme ça. Et puis même si pour Adam c'était logique que son mensonge ne tenait pas la route, il ne voulait pas dire la vérité. Admettre que sa soeur lui manquait était quelque chose d'impossible pour lui. Pourtant, c'était le cas. Il refusa le contact visuel avec elle, braquant sans cesse son regard à l'opposé de son ami. Il serra les dents quand elle commença à défaire le bandage système D qu'il avait fait. La blessure était moche, mais pas plus que les pensées d'Adam à ce moment là. Le jeune homme regarda les coupures et fit :

"C'est pas trop important, tu vois. Une compresse, un bandage et un antibiotique, j'ai rien besoin de plus."

Pourtant son cerveau lui envoyait des signaux. Il savait que la main était un organe à la fois fort et fragile, il savait que pour ses blessures c'était quitte ou double, et qu'il ne devait pas spécialement faire le malin avec ça. Et pourtant...Adam se refusait à admettre ce qui était réellement arriver. Il savait que sa façon de lui parler ne l’offusquerait pas, car elle le connaissait mais il était certains que si un jour Adam parlait comme ça à quelqu'un d'autre, c'était pas sûr que ça passe. Et heureusement que Théa savait, même si Adam ne le disait pas, qu'elle était une amie très chère à ses yeux, qu'elle était considérer comme un membre de sa famille, tout comme Hewan, et pour le moment c'est famille se constitue de trois membres, Hewan, Théa et Anaya, la défunte soeur d'Adam. Une soeur dont il a à peine parler depuis son arriver à Eden.


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Mar 13 Juin - 18:52
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Apprendre à gérer sa frustration

L'animal blessé, n'est pas forcé de s'isoler...

Afin de lui laisser le temps de s’installer, Théa continua de ranger ses papiers avec une lenteur délibérée. Il n’était pas de ceux avec qui on peut y aller franco, au contraire, il fallait que ce soit lui qui prenne la décision de la laisser l’examiner. La brunette le savait, c’est pourquoi pour lui donner le plus de latitude possible, elle lui tournait le dos. Cela donnait l’impression qu’il était parfaitement libre de ses choix. Même si en vérité, elle n’hésiterait pas à figer le temps pour le soigner contre son gré, si cela s’avérait nécessaire… Pour lui, ce serait comme un battement de cœur, pour elle ce serait un laps de temps suffisant pour agir à son aise.

Néanmoins, elle préférait obtenir le droit de s’occuper de sa blessure plutôt que de s’imposer. Et  tandis qu’il prétendait encore que ce n’était qu’une égratignure, Théa se contenta d’acquiescer, elle était heureuse de le voir prendre place. C’était en soit une première victoire… qu’elle aurait bien acclamé en sautant partout. Cependant, ce n’était pas le moment, aussi se contenta t’elle de se laver les mains avant de prendre son matériel de soin.

« Si ce n’est pas grand-chose, ce sera vite fini… »

Bon, ce n’était pas tout à fait vrai puisqu’elle avait quelques questions à lui poser, mais cela n’était pas nécessaire de le lui dire. Il était déjà bien assez tendu comme ça.
Alors tout en écoutant, son excuse, Théa entreprit de détacher le tissu qui collait déjà dans la plaie. Le plus délicatement possible, elle relevait le tissu, dévoilant l’étendue des dégâts.

« J’imagine que si tu as glissé, tu as dû te faire mal à d’autres endroits, peut-être que je devrais te faire un check up complet… Ne serait que pour vérifier que tu ne t’es pas froissé un muscle… »

Sa voix restait douce et posée, quant à son regard, il était fixé sur les entailles sanglantes qui zébraient la main d’Adam. Pas de doute, la blessure était volontaire. C’est pourquoi elle prétendait devoir l’ausculter dans les moindres recoins. Le connaissant, il n’aimerait pas l’idée qu’elle le touche plus que nécessaire… Mais est ce que cela suffirait à lui faire dire la vérité ?

Sans faire plus attention à ses bafouillages concernant les soins qu’il s’imaginait devoir recevoir,  la jeune femme prit un linge humide et nettoya un maximum la surface ensanglantée. Elle avait besoin d’y voir clair afin que son travail soit approprié. Et à en croire ce qu’elle pouvait voir, plusieurs morceaux du miroir s’étaient logés dans les plaies. Heureusement, ils n’étaient pas enfoncés trop profondément, il ne risquait donc pas de s’être sectionné un tendons. Aucune opération ne serait à prévoir, ce qui était une bonne chose pour un homme tel que lui…

« À en croire ce que je vois, la chute à du être rude… Comment cela s’est produit ? »

Tout en l’écoutant, le médecin attrapa des petites pinces désinfectées et commença à se charger des bouts de verres plantés dans la chair. Elle savait qu’il y avait de forte chance qu’il continue sur sa lancée, enchainant bobards sur bobards, mais ce n’était pas bien grave. Non seulement, elle était curieuse de voir ce qu’il allait imaginer et combien de temps il allait s’enfoncer, mais en plus, elle avait besoin qu’il reste tranquille le temps qu’elle se charge de ce travail minutieux.

Après tout, Adam avait beau être plus intelligent qu’Einstein lui-même, son cerveau ne le protégeait pas de tout. Et encore moins de lui-même. C’est pourquoi, il fallait absolument qu’elle lui occupe l’esprit tandis qu’elle le charcutait. Sinon, celui qu’elle considérait comme un petit frère à protéger, risquerait de faire pire que mieux en continuant de lui dire quoi et comment faire…


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Adam Estuevez
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Mer 14 Juin - 15:39
Assis sur la banquette, il grimaça un peu en sentant le tissus se décoller de certains petit morceaux de sang séché. Bon ok il devait admettre qu'il ne se sentait pas extrêmement bien. Et pourtant c'était pas la première fois qu'il se blessait, il en avait eut des chutes, des coups et des bleus, mais c'était l'une des premières fois où c'était une autre personne qui le soignait. Adam lui avait dit que ce n'était pas grand chose, histoire de faire en sorte qu'elle fasse ça vite. Ce qu'elle lui confirma. Mais il comprit rapidement son ironie quand il vit son visage. Il relâcha les épaules, la regardant et fit :

"Tu n'as pourtant pas l'air de le croire."


Il ne devrait peut être pas entrer dans cette conversation mais que voulez vous, Adam est comme ça, il dit ce qu'il pense, il n'a pas la notion de filtre, ou de réflexion sur ce qu'il pense. Il dit et ensuite il voit les conséquences. Parfois il froisse les gens, parfois il les blesse, parfois il les choque. C'est assez rare qu'il se mette les gens de son côté, mais parfois ça arrive. Le jeune homme la regarda et plissa les yeux quand elle lui dit devoir faire un check up total à cause de sa chute. Il fit un non de la tête et lui dit ensuite :

"Je vais bien, j'ai mal nul part d'autres. Et d'ailleurs j'ai pas mal. Juste ça saigne et on sait que c'est un désagrément pour notre organisme. J'ai pas besoin d'un check up."


Se forçant à se taire, il finit par tout de même desserrer les lèvres et par lui dire en sentant que c'était plus fort que lui :

"Et il est hors de questions que tu me touches plus que ma main et que je me déshabille pour un examen aussi stupide qu'inutile."

Adam était parfois irritable quand il s'agissait du contact physique. Pourtant parfois il se prenait à envier les gens. Les voir ensemble, joyeux, coller l'un à l'autre, jouer, se chamailler. Mais très vite , l'idée de ne pas savoir comment agir le terrifiait, alors il arrêtait d'y penser, de les envier et il reprenait ses activités cérébrales.

Visiblement elle ne l'écoutait pas pour ce qui disait à propos des soin qu'il souhaitait. Ne disions pas que le client est roi ? Surement pas chez Théa ! Grimaçant parce qu'elle ne l'écoutait pas, et voyant que plus ça allait et moins elle le croyait, il se mit à réfléchir, surtout quand elle lui demanda comment c'était arriver. Il fit donc :

"J'ai glisser sur un t-shirt."


Luis qui ne laissait rien traîner au sol, enfin mit à son part ses plaques électriques ou les trucs qu'il se sert pour bricoler, mais en dehors de ça, il ne laisse jamais traîner des fringues, de un, parce qu'il en a pas beaucoup et de deux, bah c'est trop facile de perdre des pièces dedans. Il compléta sa phrase en bafouillant un peu :

"Enfin pas un t-shirt que je met, un vieux, qui me sert pour bricoler et j'ai voulus me rattraper mais j'ai casser le miroir."

En disant sa phrase, il se rendit compte que sa main n'aurait pas été dans cet état si ça avait été le cas. Il soupira. Il attendit. Puis il voyait bien que ça ne passait pas. Il fit une mine de boudeur et espérait qu'elle croit en cette histoire, mais c'était mal connaître Théa, car même si il espérait cette attitude, il savait très bien qu'elle finirait par avoir la vérité. Il soupira et fit ensuite :

"Tu veux vraiment savoir ce qui s'est passer ? Je vois pas pourquoi c'est important pour me soigner, Théa, je t'assure que c'est rien. J'étais juste un peu, heu, comment vous dites, heu, énerver, non, heu...ha oui, frustré."

Donc il avait frapper le miroir. C'était toujours mieux que la dernière fois qu'il avait lancer un écran de pc par la fenêtre. Mais ça restait dangereux quand même.


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Mer 14 Juin - 19:18
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Apprendre à gérer sa frustration

L'animal blessé, n'est pas forcé de s'isoler...

Un sourire se dessina sur les lèvres de la jeune femme, juste un petit signe d’amusement tandis qu’elle le voyait prendre conscience de l’ironie dont elle venait de faire preuve. C’était plus fort qu’elle lorsqu’on lui racontait des histoires. Que les gens aient leurs petits secrets, pas de problèmes. Qu’on l’empêche de faire son boulot pour ne pas les dévoiler, cela devenait problématique. Dés lors, elle faisait comprendre à son patient qu’elle n’était pas dupe. Histoire de ne pas perdre plus de temps que nécessaire… Et si cela ne fonctionnait pas comme ça, alors elle fouillait de plus en plus profondément jusqu’à obtenir la vérité.
Cependant, avec Adam, elle savait que le pousser dans ses retranchements n’était pas la solution. Mieux valait y aller en douceur. Garder son attitude professionnelle en le touchant le moins possible, ces actes devaient être réfléchis et légers. Ce qui ne l’empêcherait pas pour autant de tester les moindres failles pour le faire réagir, comme lorsqu’elle parla de check up.

La réaction de son ami fut directe provoquant un rire léger chez la brunette. Elle s’était attendue à ce qu’il soit contre mais quand même pas à ce qu’il lui annonce qu’elle ne pouvait pas le toucher hormis sa main blessée. Relevant les yeux vers son visage, elle le fixa sans un mot. Pour un peu, elle lui aurait bien pincé le nez, rien que pour lui prouver qu’elle pouvait le toucher si elle le désirait. Mais ses mains étaient souillées et elle ne voulait pas le voir bondir en arrière alors qu’elle tenait un morceau de miroir.

« Ne t’inquiète pas Adam, je ne vais pas te forcer à te déshabiller… peut-être juste reboutonner correctement ta chemise quand tu sortiras d’ici… »

Non seulement elle n’avait pas l’intention d’abuser de son corps, mignon certes mais pas pour elle. Mais de plus, elle ne voulait pas qu’il ressorte de débraillé de chez elle pour éviter qu’une quelconque rumeur ne se propage au sein de l’établissement. Parmi les ados ça allait si vite… Il suffisait d’un rien, pour que deux membres du personnels célibataires soient vus ensembles pour qu’on les imagine fricoter. Ce n’était pas bien grave, dans le fond, mais si elle pouvait l’éviter à son ami, ce n’était pas plus mal. Même si, elle n’était pas certaine qu’il s’en rendrait vraiment compte…

Pour le moment, le plus important, c’était surtout terminer de lui enlever tous les petits éclats de verre enfoncés dans son poing. Elle lui en avait enlevé déjà trois, il n’en restait que quelques uns, juste de quoi faire briller ses phalanges comme un sapin de Noël. Et tout en se concentrant sur sa tâche, la brunette laissait le silence s’installer, s’étirer et s’épaissir. Ne le troublant que par le cliquetis des morceaux retirés de la chair et déposé dans un contenant stérile à côté d’elle.
Cela ne dura pas extrêmement longtemps, malheureusement la nouvelle réponse qu’il venait de lui donner ne pouvait pas être vraie. Non seulement parce qu’Adam faisait partie de ces personnes ordonnées mais aussi parce qu’encore une fois, il se serait cassés les phalanges avant de briser un miroir. Surtout s’il n’avait essayé que de se rattraper…

Pourtant, Théa ne dit pas un mot, se fixant un peu plus encore sur son travail, elle laissa entendre un simple « mmh » pour prouver qu’elle l’avait entendu. Ce n’était pas nécessaire d’en dire plus. Elle n’était pas dupe et ne doutait pas que son visage, voir même ses yeux le reflétait…
Retirant le dernier morceau de verre, Théa s’écarta de son patient et se rinça les mains avant de poser une compresse sur la plaie.

« N’y touche pas. »

Après s’être assurée d’avoir été bien comprise, elle s’éloigna de sa position initiale et se tourna vers sa réserve. Elle devait prendre ses onguents faits maison, de quoi désinfecter la plaie et aider à la cicatrisation. Le mélange était fait de plantes qu’elle faisait elle-même pousser et qu’elle choisissait tout spécialement selon le but recherché. De quoi remplir des dizaines et des dizaines de petites fioles, toutes étiquetées à la main et soigneusement rangées.
Après en avoir choisie une bleue, des pansements, du fil médical et une aiguille, Théa se réinstalla devant Adam tout en écoutant ce qu’il ajoutait. Sa moue boudeuse en disait long mais cela attendrissait toujours la jeune femme.

« C’est important que tu l’exprimes Adam… Sinon, tu vas continuer à t’enfoncer dans la frustration et ce genre d’accident se reproduira… »

Elle n’avait pas besoin qu’il en dise plus sur la raison, le nœud du problème était clair. Le reste, ou plutôt la manière dont l’accident s’était produit, n’avait plus de réelle importance. Elle pouvait facilement imaginer ce qui s’était produit…
Alors en pesant bien ses mots avant de continuer, elle ouvrit la fiole qu’elle avait choisie et après avoir enlevé la compresse, elle commença à l’appliquer sur la plaie ouverte.

« Est-ce que cela t’a soulagé ce… petit accident ? »

Ce genre d’acte ne correspondait pas au caractère d’Adam. Il ne semblait pas particulièrement violent, quant à ses émotions… difficile à dire. Il semblait en être coupé la plupart du temps, mais cela ne voulait pas dire qu’il ne les ressentait pas…



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Adam Estuevez
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Jeu 15 Juin - 16:00
Adam plissa les yeux quand elle lui dit qu'elle reboutonnerait surement sa chemise quand il sortirait de là. Mouais, le hic...il avait oublier de prendre une chemise de rechange. Il la regarda droit dans les yeux, et avec un air gêné, il lui dit alors :

"J'ai pas prit de change. J'aurais pas besoin que tu reboutonnes ma chemise vu que je n'en aurais pas. Je sortirais juste en t-shirt. J'aime pas trop ça, mais je pense que j'aurais pas spécialement le choix. Je ne voulais pas te mettre mal à l'aise en te disant ça, c'est juste, enfin tu sais j'aime pas le contact parce que je ne sais jamais comment agir."

Il y avait que avec Ana qu'il savait. Mais ça, c'était avant. Par la suite, Adam s'enfonça dans ses mensonges pendant que la jeune femme le soignait et tentait de le faire parler. Il le savait il devrait finir par lui dire la vérité, mais il n'osait pas. Il n'avait pas envie de le faire. De un par honte, parce que pour lui ce qu'il avait fait été stupide et on pouvait se moquer, et ça il ne le supporterait pas, et de deux, parce que parler reviendrait au fait d'avouer que sa soeur lui manquait. Cependant, il finit par s'avouer vaincue, Théa avait une facilité à le faire parler qui était parfois énervante. Elle lui dit qu'il allait devoir apprendre à se contrôler car ça finirait mal. Il grimaça et fit :

"Surement. Je n'ai jamais réussit à gérer ce sentiment, surtout quand il y a trop de donnés. Je suis assez irritable en ce moment."

Il savait très bien pourquoi. Mais est-ce qu'il devait en parler ceci était une autre question. Une questions qui tournait en rond dans sa tête. Elle lui demanda en retirant la compresse et en versant un liquide sur sa plaie elle lui demanda si au moins ça lui avait fait du bien. Il grimaça et émit un petit gémissement de douleur sentant les picotements de ses blessures et il fit :

"Sur le coup oui, mais là je t'avoue que je regrette fortement !"

Il soupira pour calmer sa douleur et bougea ses doigts comme si c'était ça qui ferrait partir la douleur. Puis il reprit la parole après s'être plus ou moins calmer :

"J'en avais besoin. Je devais évacuer cette émotion. J'ai dut mal à exprimer ce que je ressens, mais je sais que depuis une semaine, je suis plus chiant que d'habitude, ce qui relève du miracle si j'en crois certains. J'ai de gros mal de crâne et je crois savoir d'où ça vient, mais je ne sais pas comment les faire partir."

Adam était un peu perdue, devait-il parler de tout ça à Théa ? Il était prit entre l'envie de parler de sa soeur, mais également le besoin de garder ça pour lui, pour se protéger, pour protéger sa mémoire. Il fallait savoir que Adam avait enregistrer dans sa tête absolument tout ce que sa soeur avait fait ou dit depuis qu'ils se connaissaient. Il pouvait ressortir des phrases, des expressions, des grimaces, et même des histoires qu'elle lui avait raconter. Il eut ce regard triste et ne sentit même plus la douleur...Soudain son regard se figea et c'était comme si il était partie. Son regard vide laissa place dans sa tête à un souvenir...

Anaya était dans son lit, elle pleurait. Adam s'était encore fait disputer par leur père. Ca avait été assez violent au niveau des mots utiliser par leur paternel. Adam n'avait que 10 ans, et il avait crut bon de prévenir les gens qu'un ouragan risquait de toucher la ville...mais c'était sans préciser que ses calculs avaient été légèrement faux et que cet ouragan avait bien toucher une ville...mais au Mexique. La panique dans le quartier avait été tel, que beaucoup de gens étaient en colère et le père d'Adam lui avait donner deux coups de règles sur les doigts comme punition. Adam était rester stoïque malgré la douleur. Il n'aurait jamais pensé que son père puisse faire ça. Il était alors monter dans sa chambre. En y entrant, il avait vu tout ses dessins arracher du mur, tout ces calculs mis à la poubelle. Son père et sa mère avaient fait le ménage. Il en était finit de ces histoires de sciences et de calculs savant, d'espace et de fusées. Il fallait qu'il ouvre les yeux. Pour les ouvrir, il les avait ouvert. Il fut blesser par ce geste. Il avait réussit à cacher quelques feuilles, mais pas toute. Il avait alors entendue sa soeur pleurer. Il était entrer. Sur le coup, elle lui avait dit de s'en aller. Mais Adam n'avait pas comprit. Elle l'avait répété avec une telle violence dans la voix qu'il en fut effrayer. Il ne ferma pas la porte et se sauva dans son repère...Ce fut au bout de vingt minutes, qu'Ana comprit son erreur. Elle s'était énerver sur la mauvaise personne. Elle était alors aller dans la chambre de son frère. Puis elle le prit dans ses bras et lui dit :
"Oh pardon Adam, je ne voulais pas te faire de la peine, pardonne moi !"
Adam resta sans parler, les larmes roulant sur ses joues. Puis elle avait reprit :
"Ils avaient pas le droit de faire ça, tu t'es tromper, mais cela arrive, ne t'en fais pas, je serais toujours là, je ne te crierais plus jamais dessus...montre moi tes doigts."
"Non."
"Adam...s'il te plait ? Je ne te ferrais pas mal."
Adam lui montra. Elle les prit dans ses mains et fit comme si elle les réchauffait. L'air chaud de sa soeur sur ses doigts lui fit des chatouilles et l'enfant oublia rapidement ses larmes. Il regarda Ana et lui dit :
"Ana...pourquoi je suis pas normal ?"
"C'est pas grave de ne pas être normal...nous sommes tout les deux différents des autres, et croit moi, on a plus de chance. Eux, ils sont comme tout le monde, c'est pas marrant, toi et moi, on est différents et c'est bien plus drôle !"
"Pas pour les doigts..."
"Tu viens de faire un blague !"
"Non, c'était vrai."
"Mais c'était drole."
"Anna...on sera toujours ensemble pas vrai ?"
Cette question resta en suspend dans son esprit, comme si le disque de cet épisode de sa vie avait été endommagé. Elle se répéta dans son esprit, plus ou moins fort, puis ce fut la voix de Théa qui résonna. Il cligna des yeux et fit :

"Quoi ? Tu m'as dit quelque chose ?"


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Ven 16 Juin - 20:33
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Apprendre à gérer sa frustration

L'animal blessé, n'est pas forcé de s'isoler...

Le regard qu’il planta dans le sien stoppa net la jeune femme. Il était si rare qu’il ne soit pas fuyant qu’elle voulait en profiter. Pa seulement pour lui montrer qu’il ne risquait rien à la regarder dans les yeux, mais plutôt parce qu’elle aimait découvrir ce qui se cachait dans ses prunelles. Lorsqu’elle avait l’occasion de les capter, elle s’émerveillait toujours de cette impression de feu bouillonnant qui s’y cachait. Comme si des braises rougeoyantes s’y étaient nichées et pulsaient au rythme de son cerveau. C’était à la fois doux et en même temps impressionnant.
Pourtant, aujourd’hui ce qu’elle y vit, n’était pas du tout pareil. Même si sur le moment même il semblait surtout gêné de se rendre compte qu’il aurait pu la blesser, au creux de ses yeux se cachait une part sombre, torturée. Certes, personnes n’arrivait ici complètement indemne, la plupart des gens avaient été maltraité par la vie… et Adam ne semblait pas y avoir échappé. Théa n’était pas en train de le découvrir, non. Il s’agissait plutôt de quelque chose d’incontrôlable et de caché, qui enflait.

Surprise, elle cligna des yeux et se racla la gorge tandis qu’elle reportait son attention sur ce qu’il lui disait. Chemise, t-shirt, mal, contact, comment agir. En gros, c’était ce que son cerveau venait de capter. Elle pouvait plus ou moins en faire une phrase avec le contexte, alors elle se contenta d’acquiescer et sourit à Adam.

« Ne t’inquiète pas pour ça, je suis là pour t’y aider. »

Bon, elle espérait vraiment qu’il n’était pas en train de lui demander quelque chose qu’elle n’était pas prête à lui montrer, car sinon, elle venait d’accepter de le faire. Et malheureusement, il y avait bien un domaine dans lequel elle ne pourrait pas l’aider. Celui dans lequel où le contact devenait primordial. Et les sentiments très, voir trop pour elle, intenses. Au point qu’elle préférait croire ou plutôt prétendre qu’elle ne connaissait pas ce genre d’émotions…

Ce qui était assez risible quand on y pensait. Elle qui était en train de lui conseiller d’exprimer ses émotions n’était pas capable d’en reconnaître chez elle. Pourtant, elle était sincère dans les conseils qu’elle donnait à son ami. Elle s’inquiétait sincèrement pour lui et ne désirait que son bien. C’est pour quoi elle était soulagée de l’entendre parler. Se dévoiler, ne serait-ce qu’un peu. Ce n’était pas la grand-chose, il y allait par petits pas, comme un enfant devant l’océan. Un orteil après l’autre, centimètre par centimètre, en essayant de ne pas reculer devant les vagues. C’était courageux de sa part, elle le savait, c’est pourquoi elle cherchait vraiment à lui laisser le maximum d’espace pour se livrer.

« C’est normal, la plupart des gens gèrent mal la frustration… Le tout est de trouver ce qui peut aider pour l’évacuer. Certains ont besoin de courir jusqu’à l’épuisement, d’autres en viennent à se battre et puis d’autres encore choisissent d’en parler,… Il y a énormément de solutions, il faut juste trouver celle qui te convient et si possible qui te laisse en bonne santé. »

Baissant les yeux sur sa main blessée, elle ajouta dans un petit sourire empli de tendresse :

« Et qui ne tu n’auras pas à regretter… »

Néanmoins, même si elle se permettait de lui donner des conseils, elle ne le jugeait pas une seconde. Elle-même n’était pas une pro dans le domaine et ça aurait été l’hôpital qui se fou de la charité que de faire comme si elle ne pouvait pas le comprendre.
Reportant son attention sur la plaie tandis qu’il bougeait les doigts, elle reprit sa tâche. Il fallait qu’elle termine de bien la nettoyer pour enfin lui poser les points nécessaire à la cicatrisation. Avec un peu de chance, il n’en garderait même pas une cicatrice, et sinon et bien ça lui servirait de rappel…

Après tout, il ressemblait parfois à un enfant en plein apprentissage de la vie ou tout du moins des émotions qui la charriaient. Comme il le disait à l’instant, il avait encore du mal à gérer tout ça. Et même si Théa ignorait pourquoi ce n’était que maintenant qu’il semblait les découvrir, tout le monde devait passer par là. Les génies y compris. L’avantage, c’était que contrairement à un enfant ou même un ado, il était capable de prendre le recul nécessaire pour comprendre d’où venait le problème et de ce fait, trouver le moyen d’y remédier…
À l’entendre, il connaissait l’origine de son mal être. Il ne semblait pas prêt à l’évoquer à voix haute mais elle ne lui en voulait pas, au contraire, elle respectait cela. Si cela pouvait être bon pour lui d’en parler, elle serait prête à l’écouter mais dans le cas contraire, elle ne s’imposerait pas dans son jardin secret.

« Je peux te donner de quoi apaiser tes maux de têtes et tes humeurs, mais ce ne sera efficace que sur les symptômes… »

Relevant les yeux pour vérifier qu’il comprenait bien ce qu’elle entendait par là, Théa s’arrêta dans son mouvement. Le regard vide du jeune homme fixe dans l’espace semblait lointain. Comme captif du passé. Il ne semblait même pas l'avoir entendue...

« Adam ? »

La jeune femme du se retenir de poser une main sur le front de son ami de peur de le ramener de ses pensées trop violemment. Il n’aimerait pas qu’elle le touche comme ça tandis qu’il était dans un état de vulnérabilité. Alors elle posa délicatement sa main libre sur l’avant bras du jeune homme, tout en vérifiant que les aiguilles de son horloge murale continuaient à égrener le temps. Une manière pour elle de s’assurer qu’elle n’avait pas à nouveau figé le temps par mégarde… Mais non, les secondes continuaient de s’écouler au rythme du trotteur et bien vite Adam revint à lui.

« Est-ce que ça va ? Tu as l’air d’être parti loin… »

Sincèrement inquiète tandis qu’elle sentait le pouls de son ami battre follement sous la main qu’elle avait gardée sur son poignet, elle ne put s’empêcher de le fixer à nouveau. C’était la première fois qu’elle voyait cette expression sur son visage…


by tris
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Adam Estuevez
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Lun 19 Juin - 13:53
Adam arrivait à parler à Théa, il ne pouvait réellement exprimer le pourquoi du comment, mais il y arrivait. Surement parce qu'elle ressemblait au fond à Ana, et qu'a travers elle, le jeune homme retrouvait son seul point de repère. L'informaticien avait donc exprimer sa défaite fasse à la frustration et se sentir aussi vulnérable dès qu'il n'arrive pas à faire quelque chose ou qu'il ne trouve pas de solution, le rendait nerveux et même irritable. La preuve en était qu'il avait éclater un miroir comme ça par simple énervement. Bon, d'habitude il n'aurait rien fait, mais là il s'était blesser, il ne pouvait pas travailler comme ça alors il avait été voir son amie pour se soigner. Heureusement à force elle savait comment le prendre. Elle lui expliqua que tout le monde avait besoin de trouver son moyen de contrôler cette émotion, pour certains c'était en se battant, pour d'autres en courant et d'autres en parlaient. Il pouffa dans sa barbe de deux heures et fit ensuite :

"Je ne vois pas en quoi en parler peu calmer quelqu'un ou arranger une situation."

Il boudait tout simplement parce qu'il ne comprenait pas le concept. Se confier avait toujours été quelque chose de compliquer. La preuve en était, il n'avait presque jamais parler de sa soeur et encore moins de sa mort, et pour ce qui était de ses parents...il disait qu'il n'en avait pas. Comme ça le problème était régler. Les regrets habitaient Adam pour de multiples raisons. Il n'avait pas réussit à soigner sa soeur, il n'avait pas réussit à arranger la situation, il n'avait pas réussit à la faire venir à Eden à temps...tout un tas de choses qu'il regrettait mais qui au fond n'était pas de sa faute. Avoir un esprit plus vif que les autres n'aidaient pas forcément dans certains cas. Il grimaça et lui dit :

"Les regrets ne nous quittent jamais. On ne peut pas les éviter. C'est comme le lever du soleil ou le temps qui passe."


Evidemment il parlait à une personne qui était capable de figer le temps. Il n'avait pas fait attention à sa réflexion et à son exemple. Fallait dire qu'il était rapidement partie très loin, n'écoutant plus du tout Théa. Pourquoi était-il partie dans un souvenir comme ça ? Parce qu'il hésitait à parler à sa soeur. Il ne se sentait pas totalement intégrer et pourtant il les adorait ses amis, ses deux meilleures amies, mais que voulez vous...parfois, on a besoin qu'on nous le dise pour se sentir intégrer. Adam cligna des yeux et regarda ensuite ses doigts qu'il bougeait comme si il avait reçut à l'instant les coups sur les mains. Mais non, il n'avait rien eut. Enfin rien mis à part les bout de verre du miroir. Il remarqua l'air inquiet de Théa. Il fit :

"Non ça va."


Il marqua une pause et regardant vers la fenêtre, il demanda ensuite :

"Tu as déjà eut envie d'oublier quelque chose au point de vouloir effacer une personne qui fait partie de ce mauvais souvenir ?"

Sa phrase n'était pas clair, mais lui savait ce qu'il voulait. Il espérait se réveiller un matin et se dire "je n'ai jamais eus de soeur, de parents, je n'ai pas de mauvais souvenir à me remémorer." Mais il savait que ça, ça signifierait effacer sa soeur. Il se frotta le visage et prenant un air grave il fit car il se doutait que Théa ne pourrait comprendre si il ne parlait pas :

"Aujourd'hui c'est l'anniversaire de ma soeur. Elle aurait eut 33 ans. Mais elle ne les fêteras pas car l'année qui a précéder mon arriver à Eden, ma soeur est morte à cause de son incapacité à contrôler son pouvoir. Je revois sans cesse cette scène et j'essais de trouver ce que j'aurais put faire pour empêcher ça, mais je ne trouve aucune solution et ça..."

Il serra la machoire car il sentait que ça l'énervait. Il serra les poings également se qui lui fit un mal de chien à sa main blesser. Puis relâchant la pression comme il put il sentit son visage se plisser et il sentit ses yeux s'humidifier sans pour autant pleurer, il fit :

"Elle me manque tellement...Je voulais pas perdre ma soeur Théa...je voulais pas la laisser mourir, j'ai rien put faire, tu l'aurais sauver toi, ou même Hewan, moi, j'ai été inutile. J'aimerais tellement qu'elle soit là."


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