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Magneto, c'est hot non? Certainement! C'est le surnom de mon grand-père!

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Eliott Matthews
Co-Leader de l'Élite Novice
« La victoire, c'est de continuer à se battre »
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Mar 28 Mar - 17:41

Eliott Matthews, alias Magneto


I'm not him


Nom : Matthews
Prénom : Eliott
Âge : 23 ans
Date de naissance : 6 septembre 2016
Situation familiale : Pauvre
Orientation sexuelle : Hétérosexuel
Descendance : Magneto ○ 3e génération ○ Contrôle sur tout objet métalique, y compris ce qui se trouve sous terre ou dans votre corps.
Groupe : Hulk
Avatar : Daniel Sharman

Anecdotes
Atteint d'asthme sévère / Idolâtrait sa grand-mère avant qu'elle décède. / A une grande passion pour le canotage / Rat de bibliothèque / Incapable de se décider sur son métier, il a changé trois fois de programme / Sa couleur préférée est le vert / Il adore faire des roadtrips / Très sportif / Cours tous les jours pour augmenter son endurance face à son asthme / Refuse de prendre ses pompes de ventolin, donc il lui arrive de faire des crises d'asthme sévères / Il croit que prendre ses pompes serait de la tricherie / Étant donné qu'il a appris à connaitre son corps, il est en mesure de contrôler (parfois) sa respiration afin d'éviter une crise d'asthme dès qu'il sent ses bronches se rétrécir. Mais lorsqu'il se pousse trop loin, sa crise est intense et difficilement contrôlable sans ses pompes / Il a déjà perdu conscience quelques fois suite à des crises non contrôlées / Il ne boit pas, ayant trop peur de perdre le contrôle sur ses pouvoirs / Il porte un collier qui appartenait à son grand-père. Celui-ci l'avait donné à sa grand-mère lorsqu'elle a choisi de quitter pour le Canada

Caractère

Bien que la présence de Thomas et Hope m'aide à me dégourdir le cerveau (c'est ce que Thomas me dit souvent), je suis quelqu'un de très réservé et timide en général. Un leader né, certes, mais un leader calme et réfléchi au contraire de mes meilleurs amis. Je prends le temps de tout analyser avant de prende une décision, même s'il m'arrive parfois de prendre des décisions sous le coup de la colère. J'ai tendanca à réprimer mes émotions, ce qui fait en sorte que je peux m'en rendre malade si je n'en parle pas: maux de tête, maux de coeur et compagnie. Puis, j'explose au final. C'est pourquoi on me considère comme instable malgré mon caractère tendre, ce qui n'est pas peu dire en raison de mes pouvoirs. Je ne suis pas foncièrement mauvais, mais j'ai une certaine difficulté à bien gérer mes émotions.

En dehors de cela, je suis très patient, mais je peux aussi être légèrement cruel dans mes paroles ou dans mes gestes. J'ai peu d'amis, préférerant la nature. Antisocial sur les bords, je ne me forcerai pas à sourire si quelque chose me semble d'une banalité mortelle. Je m'ennuis facilement, et c'est pourquoi je reste rarement en compagnie de gens autre que Hope et Thomas.

Je m'attache difficilement aux autres, préférant ma bulle d'intimité. N'ayant eu que ma grand-mère comme point d'affection dans ma jeunesse, j'ai appris jeune à me débrouiller sans l'aide des autres. C'est pourquoi je suis très indépendant, même si je dépends souvent des autres. Cela créer un énorme dilemne en moi,même si la présence de mes meilleurs amis m'aide à m'améliorer à ce niveau.

Malgré tout, je suis quelqu'un de très loyal et fidèle. Ue fois que vous avez gagner mon affection ou mon amitié, je serrai prêt à tout pour vous.

black pumpkin




Derrière l'écran
Pseudo : Jynnea
Prénom : Andréa, mais tout le monde dit Adé
Âge : 22 ans
Pays : CA-CA-CA-CA-CANADAAAA
Fréquence de connexion : Lorsque je peux! C'est-à-dire souvent.
Inventé ou scénario : Inventé
Commentaires : AIME-MOI!
black pumpkin
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Eliott Matthews
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Mer 29 Mar - 2:32

Histoire




I. CETTE FEMME EXTRAORDINAIRE




Je me souviens de cette soirée comme si elle était arrivée hier. Mes souvenirs sont si vifs, si importants, que je peux les revivre en boucle sans me lasser. J’étais assis sur le rebord de mon lit, choqué par ce qui venait de m’arriver. Un peu plus tôt cette journée là, j’avais passé à deux doigts de tué un élève. Littéralement. Bart avait toujours été un garçon malhonnête et trop curieux. Il ne perdait jamais un instant pour m’envoyer des insultes, tentant de percer ma carapace de toutes les manières possibles. Parfois, j’explosais. Je lui assénais un coup ou deux avant de reprendre le contrôle et de m’enfuir. Mais cette journée là, il avait insulté la personne la plus chère à mes yeux : ma grand-mère paternelle. Dans un élan de colère, j’avais lancé un crayon en sa direction. Mais le crayon ne s’est jamais arrêté. Il a percé l’épaule de Bart. Quelques minutes seulement après, j’étais amené dans le bureau du directeur, une frayeur dans les yeux de chaque personne que je croisais. J’avais beau tenté de me convaincre moi-même que cela pouvait provenir de la force que l’adrénaline pouvait me procurer, je ne suis pas dupe. Et les élèves comme les professeurs le savaient. Nous avions entendu tellement d’histoires au sujet des héros, des mutants. Tellement d’histoires de leurs massacres que je ne pouvais les oublier. Et voilà qu’en quelques instants, je me retrouvais face à ses mêmes regards de dégoût, cette même peur qui leur tiraillait le ventre. Oui, en quelques instants, j’étais devenu un monstre à leurs yeux. Un monstre à mes yeux aussi.

Mon père est immédiatement venu me chercher à l’école. En chemin, nous n’avons pas parlé. Il n’y avait rien à dire : j’étais une abomination. Une abomination qu’il avait créé malgré lui. Qu’allait-il arrivé de moi? Est-ce que le gouvernement allait venir me réquisitionner? Peut-être m’attendent-ils déjà à la maison, face à ma mère qui doit être satisfaite de se débarrasser de ma personne. Je sais qu’elle ne m’a jamais aimé, peut-être parce qu’elle se doutait de ce qui allait m’arriver un de ces jours. Peut-être que son instinct de mère lui a dit de se détacher de cette affection envers moi, sachant que j’allais mourir bien avant eux.

Ses pensées en tête, je m’étais dirigé directement vers ma chambre, m’enfouissant en dessous de mes couvertes afin d’oublier ma propre existence. Quelques heures plus tard, j’entendais la porte d’entrée s,ouvrir, et la voix chaleureuse d’une femme raisonner jusqu’à ma porte. Ma grand-mère. Dès que j’ai entendu sa voix, je me suis positionné sur le rebord de mon lit, certain qu’elle viendrait cogner à ma porte. Comme de fait, quelques instants plus tard, ses petits doigts frêles touchaient doucement ma porte de bois. Trop paresseux pour me lever, je lui ai simplement répondu qu’elle pouvait entrer.

Au moment que mes yeux s’étaient posés sur elle, mon sang s’était figé. Elle semblait si vieille, et pourtant pleine de vie. Je lui fis signe de prendre place à mes côtés, et c’est ce qu’il fit sans hésiter. J’avais toujours eu un immense respect pour cette femme, ayant été celle qui m’a élevé une grande partie de ma vie. Ne supportant pas ma mère trop distante et mon père absent, j’accourais souvent chez elle. N’habitant qu’à quelques rues de notre maison, c’était relativement simple à cet âge. Puis, en grandissant, je lui ai rendu de moins en moins visite. Peut-être parce que j’étais préoccupé par l’école, par le sexe, par autre chose. Et pourtant, voilà que son corps frêle se pose près de moi au moment le plus décevant de ma vie. Comment la regarder, comment lui dire que je ne suis pas son petit-fils parfait et adoré. Et pourtant… Et… Pourtant, elle ne me regardait pas avec cette expression de haine que j’avais vu sur le regard des élèves, ou alors cette expression de douleur profonde que j’avais remarqué sur le visage de mon père. Non, elle me regardait avec une bonté extraordinaire. Et c’est peut-être cette simple ouverture qui m’a permis d’ouvrir la bouche en premier.

- Grand-maman je…

- Shhh, ça va Eliott, je sais…


Je me rappelle avoir pincer longuement mes lèvres pour ne pas répliquer. Mais que savait-elle exactement? Que j’étais un monstre? Un incapable? Que je n’étais plus digne d’être son petit-fils? Non, évidemment, je me trompais. Avec les années, j’ai réalisé à quel point ma grand-mère avait été une femme extraordinaire et remplie d’une gentillesse infinie. Je peux comprendre pourquoi mon grand-père s’est ouvert à elle. Et avec le temps, j’ai réalisé que c’était peut-être une des seules personnes à réellement connaître qui il était. Et pour cela, je vais toujours lui être redevable.

- Il est grand temps que tu connaisses la vérité mon chéri…

Le cœur m’avait bondit, sachant qu’une bombe allait probablement me tomber sur la tête. Mais je n’ai rien dit, je ne voulais pas l’épuiser en lui posant trop de questions, commençant par celle-ci : que savait-elle exactement?

- Que sais-tu sur les mutants?


Sa question ma bouleversé plus que je voudrais l’admettre. Ce terme, mutant, je ne voulais pas en entendre parler. Je ne voulais pas me catégoriser. Et pourtant, je le devais. Je ne pouvais plus reculer sur  une vérité bien trop présente dans notre histoire. Et dans mes gênes aussi. Mais cela, je ne le savais pas à ce moment.

- Bah, pas grand-chose. Personne ne veut en parler. C’est un sujet assez tabou, tu le sais bien. Je sais qu’ils étaient beaucoup, et qu’il y avait deux clans. Il y avait ceux qui étaient pour une intégration avec les humains, et il y avait un autre clan qui voulait les exterminer. Et à cause d’eux, le gouvernement américain a décidé qu’il serait mieux de tous les anéantir afin de préserver la sécurité des gens. C’est de leur faute si la terre entière est terrorisée. Je sais aussi que depuis, les mutants sont persécutés sans cesse et qu’ils disparaissent quelques jours après le dévoilement de leurs pouvoirs… Grand-mère, je sais ce qui va m’arriver… Pas besoin de tenter de me consoler…

Car la dernière chose que je voulais, c’est qu’elle se fasse trop de soucis à mon sujet. Bien entendu que j’étais inquiet de mon sort. Bien entendu que j’avais peur de la mort. Mais j’avais aussi peur qu’elle souffre trop par ma faute. Et ça, je ne pouvais pas le supporter.

- Non mon chéri, tu as tord. Le gouvernement a divisé les mutants, ce n’est pas les mutants qui ont parti cette guerre. Bien entendu que certaines personnes étaient contre les humains, mais comment ne pouvaient-ils ne pas l’être alors qu’ils avaient été persécutés dès leur enfance? Torturés? Maltraités car ils étaient différents? Comment aurais-tu réagis si on t’avais amené de force dans une institution scientifique, qu’on t’aurait traité comme un rat de laboratoire avant de te laisser pourrir quand tu n’es plus utile?

Et là, j’ai compris. De la façon qu’elle parlait, j’ai compris qu’elle savait quelque chose. Un secret qu’elle seule, peut-être, avait la clé. De la façon qu’elle me parlait, avec cette expression de tristesse dans sa voix, les larmes au bord de ses yeux, je savais que ce qu’elle me disait était d’une manière plus personnelle que je pouvais en prendre conscience. Je n’ai peut-être pas été très habile ne lui posant cette question, mais j’étais sous le choc. N’importe qui sous le choc aurait de la difficulté à contrôler ce qu’il dit.

- Grand-maman… Pourquoi ce que tu dis semble familier pour toi? Connaissais-tu un mutant? Cette personne est morte n’est-ce pas?

Je n’osais pas lui demander si elle-même était mutante. C’est une idée qui, à mon sens, était particulièrement ridicule. Comment une femme aussi parfaite et délicate qu’elle aurait pu avoir une telle malformation génétique? Je me souviens avoir été surpris par son rire nostalgique. Elle avait déposé sa main sur ma cuisse, tapotant légèrement celle-ci avant de se reculer dans mon lit avant de s’appuyer contre le mur. Elle avait toujours gardé une attitude jeune malgré son âge. J’adorais cette femme. Afin de mieux la regarder, je m’étais retourné dans mon lit, croisant mes jambes et appuyant une main contre ma mâchoire. Elle avait profondément inspiré. Ce qu’elle avait me dire n’avait rien de facile. Même venant d’une femme qui allait bientôt passer le cap du centenaire.

- Ton grand-père était un mutant…

J’avais reculé. Je ne mentirai pas, je ne l’ai pas bien pris. Ma réaction fut bien pire quand j’ai appris de QUEL mutant il s’agissait.

- Et pas n’importe quel mutant. Cela aurait été plus simple ainsi. Mais c’était un homme charmant à son sens. Troublé, mais charmant….

J’ai toujours été quelqu’un de curieux. Peut-être trop curieux.

- Pas n’importe quel mutant? Mais qui?

Ses yeux s’étaient rétrécit, amplifiant les rides autour de ses yeux.

- Magneto…

Ma réponse avait été automatique. Bien entendu que je connais Magneto! Tout le monde connaît cet enfoiré! C’est de sa faute si cette merdique guerre à commencer au départ! Puis, ce stupide Xavier avait anéanti la plupart des mutants existants à l’époque. Le gouvernement s’était chargé du reste.

- Quoi? Mais comment t’as fait pour aimer cet enfoiré? Il a tu…

La sienne aussi avait été cinglante. Sa réplique, je veux dire. Elle avait un fort caractère malgré ses qualités. Je crois bien que c’est d’elle que j’ai retenu ce trait.

- La ferme et écoute-moi.

Je m’étais tout de suite écrasé. La seule figure d’autorité que j’ai écouté dans ma vie, c’est bien elle.

- Oui mamie, je suis désolé…

Mais au fond de moi, j’étais fébrile, fâché, déçu, honteux. Je tentai tout de même de l’écouter, curieux de comprendre autant ses raisons d’avoir aimé un tel homme que de comprendre ma descendance. Je ne pouvais pas le nier, et je le savais très bien.

-  Ton grand-père n’était pas un monstre. Il a fait bien des choses pour sauver l’humanité, mais fond de lui c’était un homme profondément torturé par son passé. Savais-tu que tu étais en partie juif? Oui, car ton grand-père faisait partie d’un des camps d’extermination lors de la Seconde Guerre mondiale. C’est à ce moment que ses pouvoirs se sont déclarés, lorsqu’il tentait de toutes ses forces de retrouver les bras de sa mère. Il a été amené de force dans une institution, où il a été traité comme cobaye. Puis, au courant de sa vie, il est lié d’amitié avec Xavier, que tu connais probablement. Mais par sa faute, Xavier a perdu l’usage de ses jambes. Puis, il a perdu ses enfants, sa femme. Il s’était refait une vie, mais il les perdu à son tour. Magneto n’était pas un monstre, il était un homme torturé par son passé, par les hommes. Sais-tu comment il est mort?

J’avoue que je ne connaissais pas les détails de sa mort. Cela ne m’avait jamais importé étant donné que la majorité des mutants et super-héros ont vécu le même sort. Je lui fis signe que non. Je n’avais plus la force de parler.

- Il faisait partie des Douzes qui ont vaincu Apocalypse en 2012. Malgré son âge, il n’a pas cessé de se battre pour le bien de l’humanité. Malgré sa haine, il savait qu’il ne pouvait pas abandonner si facilement. Et c’est ainsi qu’il a perdu la vie. Il s’est sacrifié pour sauver les autres héros…

J’étais estomaqué. Et profondément honteux d’avoir pensé en mal de lui. Il avait vécu de terribles choses que je ne pouvais qu’appréhender en surface. Devant mon mutisme, elle poursuivi.

- Je connais un endroit où tu seras en sécurité Eliott. C’est une institut qui accueille des gens comme toi. Tu y seras bien, je te le promets.

C’était un baume, mais très léger. Je ne comprenais toujours pas l’ampleur de ce qu’elle me disait. Ce n’est qu’une fois les pieds dans l’Institut que j’ai réalisé ce qu’elle voulait dire.  

- Mais… Toi? Et papa?


Je n’étais pas en mesure d’en dire plus, mais elle avait compris.

- Non, ni ton père ni moi ne sommes des mutants.


- Comment est-ce possible alors?

Son sourire s’était agrandit, une lueur d’intelligence au fond de ses pupilles.

- Le gêne mutant peut sauter une génération. Comme dans ton cas.

J’étais donc le gêne défectueux, l’intrus. Enfin, ça c’est ce que je pensais avant qu’on m’accueille à Eden. Depuis, m’a vision a changée.

II. CAMÉLÉON, OU LE COMPLEXE MAGNETO
Quitter mes parents après tant d’années enfermées dans cette petite ville de l’Ontario ne fut pas très difficile. Comme vous l’aurez probablement déjà remarqué, je n’ai pas une très bonne relation avec eux. Depuis que je savais la vérité sur mes origines, cette relation s’était dégradée jusqu’à n’être qu’un vaste souvenir amer. Peu importe combien mon père avait pu m’aimer, cet amour n’y était plus. Ma grand-mère, voyant dans quel désarroi je me trouvais, décida d’accélérer le processus afin que je puisse entrer dès ma fin d’année scolaire à l’Institut Eden et pouvoir y passer mon été.

Bien qu’elle avait un bon fond, j’ai quand même dû supporter les regards et les plaisanteries durant la mi-année restante de mon secondaire. J’ai passé mes examens de justesse, trop préocuppé à savoir si le gouvernement allait faire irruption en pleine classe afin de m’amener tel un rat de laboratoire. L’image du rat, je l’avais souvent. Dans mes rêves, lorsque je me regardais dans un miroir. C’était devenu une obsession; qui est-ce que j’étais, maintenant?

J’étais le petit-fils d’un meurtier. Même si ma grand-mère tentait désespérement de me faire changer d’idée à son sujet, des heures de réflexion et d’insomnie m’ont menés à cette comclusion : peu importe ses raisons, il demeurait tout de même un meurtier. Qu’est-ce que cela changeait pour moi? Tout. J’ai un sang souillé, imparfait et foncièrement mauvais. Du moins, c’est ce que j’ai pensé durant quelques années.

C’est ce que j’ai appelé mon complexe Magneto.

Lorsque j’ai enfin terminé mon secondaire, j’ai accouru à la maison de ma grand-mère. Je vivais chez elle depuis quelques semaines, la relation avec mes parents étant devenue insupportable. Celle-ci m’avait préparé un repas copieux, m’indiquant que je pouvais quitter dès ce soir si l’envie m’en disait. Sans réfléchir, je lui ai demandé comment cela serait possible alors que je n’avais aucun moyen de transport. Elle me fit un de ses plus beaux sourires, et je savais dès cet instant qu’elle avait manigancer quelque chose depuis les derniers mois. De ses petites mains frêles, elle me demanda de la suivre au garage. Là m’attendait une voiture usagée semblant bien entretenue. Elle se trouvait aux côtés de la voiture de ma grand-mère. J’avais maintenant un moyen de m’enfuir. Et c’est ce que je fis.

Le soir même, alors que les autres élèves de mon secondaire se présentaient à leur bal de finissant, je pris la route en direction de Banff, muni de quelques morceaux de linge et de billets d’argents fournis par ma grand-mère. Sur la route, je me sentais libre. Je me sentais mieux. Et j’aurais aimé ne jamais m’arrêter. Mais lorsque j’ai passé les grandes grilles de l’Institut, mon bonheur s’est envolé. Une immense anxiété s’est emparée de moi, cherchant les paroles réconfortantes de mon petit ange dans ma mémoire. Elle m’avait promi un refuge, mais j’appréhendais ce qu’il pourrait m’y arriver.

À mon arrivée, j’eu le droit à une courte entrevue en présence de S.A.M afin de trouver dans quelle fraternité j’allais appartenir tout au long de mon parcours. Après de longues heures, il vint à la décision de me placer chez la fraternité Hulk, décision que je trouve tout à fait justifier en raison de mon passé génétique. Instable. Comme moi.

Durant l’été, je tentai d’apprivoiser l’Institut ainsi que ma fraternité. Je passai plusieurs heures à faire du canot tout autour des rivières et des lacs du Parc National et à vagabonder dans l’immense bibliothèque de ma fraternité. C’était paisible et tranquille. Une ambiance qui eu un effet tranquilisant sur ma conscience tourmentée. C'est ainsi que mon été s'est passé à une vitesse fulgurante. La rentrée scolaire fut terriblement stressante pour moi, autant car je n'avais aucune idée de mon champ d'études, mais aussi car je ne connaissais personne parmi les élèves. Dans un sens, j'en étais bien heureux. De cette manière, personne ne pouvait connaitre mon passé. Et d'un autre côté, je me sentais seul. Seul et perdu dans un univers complètement différent de mon ancienne réalité. J'aimais bien l'Institut et son ambiance, mais m'y trouver en solitaire avait un côté... Effrayant. Mais en tant que tel, tout allait très bien. Je jouais mon rôle de caméléon à merveille, terminant ma première année à Eden avec des notes moyennes et un dossier scolaire sans embuches. Je n'avais toujours pas choisi ma profession, mais les cours libres me satisfaisaient amplement.

Or, qui me connait réellement sait que j'ai une malchance innée. Ce petit havre de paix ne pouvait durer bien longtemps. Au début de ma deuxième année à Eden, une terrible tempête a ravagé le campus. Enfin, nous croyons fortement que ce serait un des élèves qui aurait causé cette tempête par accident, mais comme elle n'a causé aucun blessé grave il n'y a pas eu d'investiguations à ce sujet. À chaque dîner, une course est organisée sur la piste de course de l'Institut afin de permettre aux élèves de se dégourdir les jambes. Elle n'est pas obligatoire, mais comme je suis asthmatique sévère, je tente d'augmention mon cardio afin de cacher ce fait. Je cours donc tous les jours, repoussant chaque semaine mes crises d'asthme de quelques mètres à la fois. D'un coup, le ciel se couvrit et un vent intense balaya la piste de course. Des débris volaient dans toutes les directions. Tout se passa très vite étant donné que la tempête ne dura que quelques minutes seulement avant de disparaitre d'un coup sec. Mais au coeur de celle-ci, les élèves tentaient d'éviter les objets en courant dans toutes les directions. Je fus surpris qu'aucun d'eux n'intervienne pour cesser les débris, puis j'ai réalisé qu'il n'y avait peut-être personne qui était en mesure de le faire. Lorsqu'une poubelle s'envola en direction d'un groupe, je levai les deux mains et poussai mentalement dans la direction de l'objet. En un instant, tous les débris, y compris la poubelle, se figèrent dans les airs. Les élèves se retournèrent vers moi, et leurs regards me déconcentra. La tempête s'était calmée, et dès que je baissai les mains, je fuyai leurs regards intrigués tandis que le bruit métalique des objets se fracassant au sol me résonnait aux oreilles. Par la suite, des rumeurs concernant mon passé s'éveillèrent tout autour du campus, et voilà que mon cauchemar avait recommencé.

L'été de mes 18 ans paru s'éterniser. Je tentai de me distraire de tous ses regards de mépris en m'investissant dans ma passion pour le canot. Et c’est au milieu d’un lac que j’ai aperçu Cassie. Elle nageait dans la direction opposée à la mienne, belle et resplandissante sous l’effet des soleils sur son corps à moitié submergé.

III. LE BAUME DE CASSIE


Cassie n'avait pas peur de mes pouvoirs, elle ne me fuyait pas, ne faisait que se plaire à me torturer l'esprit de son corps charmant. Durant l'été, nous nous étions rapprochés jusqu'à se considérer comme un couple. Sa présence m'a permi, à la rentrée scolaire suivante, de marcher la tête plus haute. Si je ne le faisais pas, elle me donnait une sale volée derrière la tête. Cassandra Queen me fascinait. Elle me fascine encore, mais pour d'autres raisons. Elle m'a aidé à renouer avec mon passé en me forçant à me renseigner au sujet de mon grand-père. Pendant de nombreuses heures cette année-là, nous avons chercher les archives à son sujet, les documents vidéo et les documents officiels et non-officiels à son sujet. Et grâce à elle, à la fin de ma troisième année à l'Institut... J'avais enfin accepté qui j'étais.

Nous restâmes en couple pendant quelques années, jusqu'à ce que nous faisions le choix de rejoindre les novices de l'Élite. Je n'aurais jamais cru qu'elle cachait une si grande jalousie en elle, et notre séparation a été difficile... Laissez-moi vous expliquer.

IV. FOUTUE ASTHME, POURQUOI TU EXISTES DÉJÀ?

À nous 20 ans, nous avons décidé d’inscrire nos noms afin de rejoindre l’Élite novice. Après de multiples heures à tenter de me convaincre, Cassie était parvenu à faire naitre un doute en moi : et si je pouvais être plus qu’un simple garçon timide bien à son ordre? Et si, d’une manière ou d’une autre, je pouvais mettre à profit de façon positive mes pouvoirs? Bien que je lui ai dit mainte et mainte fois que je ne voulais pas les utiliser en raison de la crainte de perdre le contrôle, elle semblait à chaque fois devenir de plus en plus insistante. Alors, j’ai éventuellement donné mon accord. Elle m’a trainé par la main jusqu’au bureau de Mme Miller. Elle nous a observés quelques instants sans plus de considération avant de nous refiler deux documents de 12 pages à remplir. Cassie a terminé le siens environ 15 minutes avant moi. Pourquoi? Parce que j’ai figé sur une question en particulier. La dernière question semblait bien simple, et pourtant j’ai automatiquement eu le syndrome de la page blanche : Quelle est votre plus grande crainte? Sous les yeux insistants et impatients de Cassadra, je n’ai écrit que quelques mots : Magneto.

Lorsque j’ai remis ma feuille à la directrice de l’Élite, celle-ci a feuilleté rapidement mes réponses pour finalement s’attarder sur la dernière. Alors que je croyais recevoir un sermon sur mon incapacité a avoir une imagination, celle-ci reposa le document avant de m’observer avec intensité.

- Qui est-il pour vous?


Sa question me prit par surprise. Pourquoi voulait-elle savoir? Le connaissait-elle? Non, elle semblait trop jeune pour pouvoir l’avoir côtoyé. Et pourtant, l’intensité dans ses yeux me força à lui répondre.

- C’est mon grand-père…

Puis, comme si je sentais l’obligation de lui prouver, je mis ma main sur son bureau. En un instant, la majorité des objets présents sur celui-ci s’élevèrent à quelques centimètres. Lorsque je levai ma main de la surface de bois, les objets métalliques retombèrent avec un bruit aigue.

- Et ça m’effraie…

Je ne sais pas si c’est ma sincérité ou bien mon audace qui poussa Abigail a m’accepter dans l’Élite novice. Tout ce que je sais, c’est qu’elle croisa ses bras sur sa poitrine, abordant un demi-sourire mystérieux.

- Bienvenue dans l’Élite nocive Eliott. Et toi aussi Cassandra. Présentez-vous vendredi pour votre première fin de semaine d’entrainement.

Lorsque nous sommes sortis de son bureau, Cassie s’est emparée de mon bras avant de sauter de joie. Cette fille m’étourdissait parfois. C’est peut-être pourquoi je l’aimais autant.

La fin de semaine suivante, nous nous sommes présentés à l’endroit indiqué par Mme Miller, c’est-à-dire face au quai du lac Louise. Nous avons eu le droit à notre première expérience du bootcamp sous les directives de Miller. Je vous préviens, cette femme est folle. Non fier de moi, j’ai dû rester en retrait du groupe lors des courses étant donné que j’étais presque inévitablement sur le bord d’une crise d’asthme chaque fois qu’elle accélérait le rythme de course. Cassie se trouvait dans les premiers rangs du groupe, tout juste derrière Hope et Thomas, et cela ne me dérangeait pas. Hope et Thomas étaient les meilleurs de notre groupe, mais Abigail était pitoyable avec eux. Comme ils prenaient tout avec un pince sans rire, cela l’irritait profondément. J’aimais bien leur manière nonchalante de prendre tout ce qu’elle disait, et de trouver la façon de rigoler malgré les pénitences qu’elle pouvait leur infliger. Et pour ma part, je passais inaperçu, bien en retrait du reste du peloton. Dans un certain sens, cela me plaisait car ça me permettait de reprendre ma respiration avant de réellement perdre le contrôle de mes bronches. C’est ainsi que je suis parvenu à compléter les premiers mois de l’entrainement. Tout de même, je n’étais pas dupe. Je savais que tôt ou tard, j’allais devoir faire face à une crise d’asthme. Je tentais de continuer l’entrainement, mais j’avais confiance qu’une fois que Miller serait au courant pour mon asthme, je serais en dehors de l’Élite novice en un temps record. Elle-même a précisé qu’elle n’allait accepté aucune personne qui pourrait causer des morts sur le terrain. Et clairement, j’étais un de ces cas.

Je n’ai jamais compris pourquoi Miller s’acharnait autant sur eux avant que je devienne moi-même une source de blasphème.  

Je me souviens de cette journée avec une clarté surprenante. Nous étions à notre 6e fin de semaine du bootcamp. Pour une raison que nous ignorons, Miller fut très exigeante envers nous, nous ayant demandé de courir trois fois le tour du Lac Moraine en 20 minutes maximum. C’est-à-dire un temps record considérant qu’en moyenne, elle nous demandait deux tours en 30 minutes. J’en étais au début de mon troisième tour lorsque ma crise d’asthme se déclencha. J’avais dépassé la limite de mon endurance physique. Incapable de contrôler les spasmes, je commençai à avoir de longues pauses de respiration. Pour ceux qui ne connaissent pas les conséquences d’une crise d’asthme, laissez moi vous éclaircir légèrement : l’asthme débute par une respiration plus difficle, nécéssitant de prendre de grandes inpirations pour contredire le rétrécissement des voies respiratoires. Si la personne ne parvient pas à avoir un contrôle sur sa respiration, sa crise va de déclencher en contractant ses voies respiratoires jusqu’à ce que celles-ci se referment. En majorité, j’arrive à contrôler mes respirations et diminuer mon rythme de course afin d’éviter cette contraction presqu’irrevesible sans ventolin. Mais ce coup-ci, je n’y étais pas arrivé. Et ma crise était plus que violente. Je commençai à paniquer, plaçant une main contre ma gorge en réalisant que j’étais incapable de respirer. Littéralement. Je ne pouvais inspirer qu’une petite bouffée d’air et j’étais incapable d’expirer. Je m’arrêtai immédiatement, ne prenant pas la peine de regarder derrière moi. J’allais mourir suffoqué. Je dus me placer sur le bord du chemin afin de disparaitre rapidement dans les bois. Je refusais que quelqu’un me voit ainsi. Mais des mouvements de branche m’indiquèrent que j’avais été suivi. Tandis que je m’assoyais contre un tronc d’arbre, une main posée sur le torse et l’autre posée contre une roche au sol, j’observai les intrus. Il s’agissait de Hope et Thomas. Je me rappelle avoir penser que ce n’était vraiment pas le temps pour une humiliation, n’ayant jamais eu une très bonne image d’eux même si je les admirais. Ils étaient les meilleurs, ça je l’avais bien compris. Mais ils n’avaient pas besoin de dégrader les autres. Mais je n’avais pas bien compris leurs personnalités, et c’est pourquoi à partir de ce jour je cessai de me fier aux apparences.  Bien que j’étais incapable de parler, je me souviens avoir tenté de leur crier de me laisser seul, prenant ma main posée au sol pour leur signifer d’un geste irrité de me laisser tranquille. Mais alors que Hope se reculait légèrement, Thomas venait s’accroupir à mes côtés, posant ses mains contre ses genoux.

- Eh bien, j’aurai tout vu! T’as un pouvoir incroyable et pourtant… t’as une faiblesse incroyable. Je me demandais aussi pourquoi tu restais toujours en retrait comme ça…

Tandis qu’il m’observait d’un œil plus qu’intrigué, je suffoquais. Mes lèvres étaient devenus engourdies, et j’avais de la difficulté à sentir mes mains. Et même dans cette panique, sa prochaine question m’irrita.

- T’as pas tes pompes?


Je fis un signe vif de la tête. Les avoir eu avec moi, je n’aurais jamais eu à faire face à son regard de pitié. Mais d’un autre côté, cela ne m’aurait pas permi de rencontrer les plus merveilleuses personnes en ce bas monde. Hope s’était approchée de moi, toujours avec ce calme effrayant qu’elle aborde en général dans ce genre de moment, et se positionna face à moi.

- Thomas, tu vois bien qu’il suffoque, ça suffit quand même. On ai pas inhumains.

Malgré que ma vision devenait de plus en plus trouble, je me souviens qu’elle déposa sa main contre ma main positionnée à ma poitrine. À son contact, des souvenirs de canotage refirent surface à mon esprit, calmant immédiatement mon anxiété. Bien qu’elle n’avait pas arrêté ma crise, elle m’avait retiré ce sentiment anxiogène qui m’empêchait de réfléchir.

- Je ne peux peut-être pas contrôler ton asthme cependant, alors respire.


Je repris lentement le contrôle de ma respiration, me sentant complètement vidé lorsque je parvins enfin à respirer de façon normale. Je me sentais anéanti, certain que j’allais devoir quitter le bootcamp suite à cela. Mais je tentai tout de même une sortie de secours.

- Si vous le dites à Miller, elle va me sortir du bootcamp. Je n’ai jamais été une compétition pour vous deux, alors oubliez ce que vous venez de voir.

Je ne voulais pas les supplier. Et pourtant, j’avais l’impression que c’était ce que je faisais, simplement d’une manière un peu plus brute. Au lieu de me répondre, ils se regardèrent durant un long moment. Puis, ils se levèrent. Une fois debout, Thomas pointa sa main dans ma direction, m’invitant à me lever à mon tour. Je les regardai, attendant toujours une réponse de leur part. Je devais avoir une drôle de tête aussi, faute de cette absence de réponse qui m’harcelait. Thomas brisa le silence.

- Viens, on ne va pas te laisser comme ça. On a une course à finir.

De retour sur la piste de course, ils s’adaptèrent à mon rythme. Nous finissament les derniers, avec une grande surprise de la part de Millier. Lorsqu’elle demande au duo la raison de leur retard, ils dirent qu’ils avaient dû marcher car la course avait trop exigeante. Ce n’est que plus tard qu’ils m’ont avoué en avoir été à leur quatrième tour lorsqu’ils m’ont trouvé.

Par la suite, alors que je voulais rejoindre Cassie, ils m’arrêterent. Thomas m’interpela d’un simple

- Alors, tu viens?


Je ne sais pas comment vous expliquer l’ampleur de ce dilemme entre un être aimé et un semblant de vie sociale. Il faut que vous comprenez qu’en dehors de Cassandra, je ne connaissais personne. Personne ne me parlait, personne ne me connaissait. Et dans un certain sens, qu’ils veuillent que je les accompagne couvrait légèrement cette plaie. Alors j’ai les ai choisi. Comme tous les autres jours par la suite. Éventuellement, je pris confiance en moi. Hope m’aida à diminuer cette peur envers mes pouvoirs, ce qui m’aida à terminer le bootcamp. Et peu avant la fin de celui-ci, j’eus une engueulade tout de même sévère avec Cassie. Elle me repprochait de l’avoir oublié et d’avoir changé drastiquement de comportement, et je lui repprochais d’être jalouse de ma nouvelle position dans l’Élite novice. Car oui, j’étais parvenu, grâce à eux, à rester en tête de peloton à leur côté. Comment? C’est une drôle d’histoire et nous en rions souvent. Thomas, en grand génie, m’a dit la soirée même de ma crise d’asthme, que si cela se reproduisait Hope et lui allaient m’aider à pouvoir prendre mes pompes en secret pour terminer les courses à condition que j’aille mes pompes en ma possession. Je refusai, puis à force de conviction, j’accepte. Ils avaient eu raison de me convaincre car, par la suite, les exigences physiques de Miller étaient de plus en plus élevées. Désormais, il m’arrivait chaque jour de devoir prendre mes pompes, et c’est grâce à eux que cela a pu se faire avec un minimum de secret. Lorsque je commençais à sciller, Thomas me donnait un petit coup de coude pour me signaler de réduire ma cadence de course. Ils me suivaient, se laissant devancer par les autres élèves. Puis, lorsque nous étions seuls, ils se placaient devant moi tandis que j’inspirais mon ventolin. Lorsque celui-ci faisait effet, nous partions en course rapide afin de regagner la tête du peloton. Nous suspectons Miller d’avoir deviné notre tour de passe-passe, mais si c’est le cas elle ne nous en a rien dit . Bref, tout cela pour dire que Cassie et moi avons décidé de rompre, ayant choisi de prioriser Thomas et Hope au-delà de sa personne.

C’est bien la meilleure décision que j’aie pris de ma courte vie.

V. REPOSE EN PAIX MON ANGE
30 avril 2039.

Je n’aurais jamais cru que cette date puisse devenir importante à mes yeux un de ces jours. Et pourtant, me voilà, les yeux posés sur le cercueil qui s’enfonce de plus en plus dans les profondeurs du sol. Je tente de contenir mes larmes, et pourtant elles coulent sans que je puisse les retenir. Je ne me suis jamais senti autant impuissant de ma piètre vie, la regardant me filant aux doigts sans que j’aille pu lui dire mes aux revoirs. Peut-être que le deuil aurait été moins difficile, si seulement mon père m’avait prévenu que ma grand-mère était gravement malade. C’est tout de même remarquable qu’elle aille vécu 102 ans. Et pourtant, je n’étais pas prêt à la perdre. Elle était mon pilier, mon espoir, tout ce que je pouvais aimer dans ce monde. Et voilà qu’elle me quitte déjà, sans que j’aille pu lui dire a quel point je l’aimais. À quel point, grâce à elle, ma vie avait changé.

Alors grand-maman, repose en paix. Je ne deviendrai jamais comme mon grand-père. Promis. Mais laisse moi emprunter son nom pour lui faire un réel hommage. Parce qu’avec tout ce que tu m’as dit, je ne peux pas croire qu’il soit le monstre tel que l’histoire le perçoit. Je serrai fier de mes racines comme tu as été fière de lui. Je serai humble

black pumpkin
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Sam 8 Avr - 11:56
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Eliott Matthews
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Sam 8 Avr - 14:39
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