Eden


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Abigail Miller ♔ Aquaman's Daughter

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Abigail Miller
Doyenne de l'Élite novice
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Mer 19 Avr - 19:00

Abigail Miller


Cette innocence
qui était mienne
...on me l’a volé à coups de poing...


Nom : Miller
Prénom : Abigail
Âge : 35 ans
Date de naissance : 8 octobre 2004
Situation familiale : Modeste
Orientation sexuelle : Hétérosexuelle
Descendant de / Génération / Héritage de quel pouvoir si pouvoir il y a : Aquaman ○ 2e, donc demie-déesse○ écrire ici
Groupe : Personnel  Arrow
Avatar : Jaimie Alexander

Anecdotes

* Je me suis coupée les cheveux l'année suivante le décès d'Alex afin de représenter un nouveau départ
* Seth et moi disons à qui le veut que nous sommes en couple. Cela aide Seth avec son complexe de bisexualité. Et franchement, cela ne me dérange plus. C'est plutôt marrant, même.
* J'ai quelques tattoos depuis ses dernières années.

Caractère


Que voulez-vous savoir à mon sujet que vous ne savez pas déjà?  Ai-je vraiment besoin de me décrire? Et puis, tant pis si c’est ce que vous voulez.

Je crois qu’il est important de mentionner que je ne suis plus la même personne depuis 3 ans. Avant, j’avais une certaine joie de vivre qui faisait en sorte que je prenais toujours la vie à la légère avec un brin d’humour ici et là. J’avais une fougue dans mes yeux, une dextérité dans mes mains, une rébellion dans mon âme. J’étais vivante. Soit, je n’étais pas une commandante parfaite en raison de mes nombreux défauts qui contraignaient l’autorité de mes supérieurs, mais j’étais un soldat hors pair lorsqu’on me donnait la chance de rejoindre mon trio. J’aimais taquiner mes soldats, leur montrer qu’il y a une façon de voir la vie au sein de la milice avec un autre œil qu’un regard dur et impartial. J’étais un commandant qui prenait le temps de s’amuser avec ses soldats et qui trouvait toujours le bon mot pour rehausser le moral de mon équipe. Or, depuis la mort de mon mari, je suis devenue tout le contraire de ce que j’étais avant, et ce sans m’en rendre compte. Je ne vis maintenant que pour obéir et donner des ordres, et ce dans la plus grande platitude. Je ne ris plus, ne fait plus aucune activité en dehors de mes entraînements et je ne vis plus. Non, je ne suis qu’une machine programmée pour commander une équipe que j’ai peine à former tant que j’ai de hautes exigences. Inconsciemment, je rêve du jour que je pourrai rire à nouveau en dehors de ces rares moments de folie avec ma meilleure amie. Inconsciemment, je rêve de cet avenir lointain où je pourrai dormir aux côtés d’un homme sans voir le fantôme d’Alex dans ses yeux. Inconsciemment, je rêve du jour où je serai moi à nouveau.

black pumpkin




Derrière l'écran
Pseudo : Jyn
Prénom : ADAAAAAAA ou Adé, selon votre préférence
Âge : 22 ans encore
Pays : CANADAAAAAAA
Fréquence de connexion : Quand je peux!
Inventé ou scénario : Inventé!
Commentaires : :D
black pumpkin
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Abigail Miller
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Mer 19 Avr - 19:00

Histoire




I. L'INNONCENCE SAUVE DU DÉSESPOIR

Dans mon enfance, je me suis toujours posé des questions sur la façon dont j’avais hérité de mon don. À l’école, on nous apprenait seulement les grandes lignes qui ont mené à la fin du monde moderne, sans plus ni moins. Jamais il n’était question des mutants, des super héros. Cette partie de l’histoire avait été complètement effacée. Et je vivais dans un règne de terreur, toujours incertaine si l’un de mes camarades de classe allait découvrir que je possédais un don extraordinaire depuis la naissance. J’ai rapidement appris à me méfier des adultes, et je suis devenue une enfant modèle pour cette raison. Enfin, modèle devant mes camarades, mes parents et les professeurs. En dehors de cela, j’étais une vraie rebelle. Les vestiges de cette vérité que j'ai toujours cherché étaient enfouies je ne sais trop où. Et ce je-ne-sais-trop-où m’a obsédé jusqu’à l’âge de mes 10 ans. Car à 10 ans, j’appris que ma mère et mon beau-père voulaient me transférer dans une Institut en Ontario spécialement conçue pour les enfants avec des pouvoirs. C’est cette journée là que j’ai appris l’origine de mon don, autant choqaunte peut-êlle être pour un enfant de 10 ans qui comprend à peine ce que veut dire le mot « immortalité » : je suis la fille d’Aquaman, dieu de la mer. Comme ma soeur née un an après moi. Ma mère avait eu une courte histoire avec lui, avant qu’il disparaisse mystérieusement tout juste lorsque la fin de la guerre des mutants arrivait à un terme. Dans le temps, l’Institut Xavier n’était pas vraiment u Institut. Il s’agissait plutôt d’une cachette pour les mutants, située dans une vieux pensionnat religieux.  

Il y a certaines rumeurs comme quoi une pièce conserverait des centaines de livres interdis, sans que je puisse mettre la main sur le contenu de ceux-ci. Je me doutais que je pourrais y trouver des réponses. Non, je soupçonnais qu'il se cachait dans cette salle interdite des secrets beaucoup plus grands que de simples faits historiques. Et qui dit chose interdite qui chose attrayante pour une adolescente en rébellion. J’ai toujours dévié des autres enfants de mon âge, et une fois l’adolescence à mes portes, j’ai décidé de voler de mes propres ailes malgré les temps rudes que nous vivions. J’étais celle qui allait voler de la nourriture et de l’alcool pour mes amis. J’étais la téméraire, celle qui n’avait pas froid aux yeux et qui ne refusait jamais un défi. Enfin, ça c’était auprès de mes amis, dont ma meilleure amie Molly. La soif d’aventure et ma curiosité m’avait poussé dès mon très jeune âge à explorer les recoins de l’Institut, allant même jusqu’à sortir pour explorer les alentours. Afin de passer inaperçue, je me forçais pour avoir des scores parfaits à l’école afin que je sois reconnue comme étant un enfant modèle et que mes sorties de la ville passent subtilement.  

J’avais 18 ans lorsque je décidai d’aller visiter la salle des secrets en-dessous du pensionnat. Cette soirée-là, je parlai de ma meilleure amie, et évidemment celle-ci tenta de me dissuader en m’expliquant que je serais surprise par le directeur et qu’il me forcerait à faire des travaux communautaires pour le pensionnat. Bien entendu, me croyant au-dessus de nos lois, je suis partie sans me douter que cette décision allait affecter ma vie tout entière. Simplement armée d’une lampe frontale et de ma volonté, je quittai ma chambre en espérant trouver les réponses aux nombreuses questions que j’avais concernant mon passé. Je réussis à esquiver les surveillants de nuit et à brouiller les caméras de surveillance en y plaçant une bulle d’eau devant celles-ci grâce à mon don. À l’époque, je ne savais pas comment maîtriser mon don de façon efficace, mais j’avais réussi à en exploiter certains éléments. Étrangement, j’arrivai sans embrouilles à la salle en question. J’y entre, étonnée que la porte ne soit ni verrouillée ni surveillée. Après tout, n’est-elle pas supposé contenir des secrets? Ce que j’y trouve à l’intérieur me laisse de glace pendant quelques secondes (je ne peux pas vous dire ce que j’y ai vu étant donné que c’est un secret que je dois garder si je veux éviter un véritable couroux) avant de m’émerveiller devant les connaissances qui s’étalaient devant moi. Après plusieurs heures à fouiller dans les différents livres, je me suis endormi, inconsciente qu’on me surveillait depuis déjà un certain moment. À mon réveil, je réalisai que j’étais assise sur une chaise dans le bureau du directeur. Devant moi se trouvait le grand chef de toute cette institution, que je voyais alors pour la première fois de ma vie. À cet instant, je cru que ma vie allait s’arrêter là : j’allais probablement être mis en dehors de l’Institut qui m’avait presque vu naître.  Je fronçai les sourcils pour les observer alors qu’il semblait discuter de façon enflammée face à...un A.I? Enfin, le commandant semblait enflammé face à un A.I impartial. Lorsque S.A.M posa ses yeux sur moi, je sentis mon cœur s’arrêter et mes muscles devenir soudainement mous. Je tentai de garder un contact visuel avec lui, tout en respirant de façon saccadée sous la pression. Un A.I avait quelque chose de bien plus terrifiant qu’un humain mortel. Je finis par détourner mes yeux pour les poser sur ceux plus humains du directeur. Celui-ci semblait irrité, et je le comprenais. Je serais moi-même irritée d’avoir à gérer avec un enfant dans mon genre. Lorsqu’il commença à parler, des frissons me parcourent et je me trouvai muette pour les prochaines minutes, incapable de placer un mot devant l’autre ni même de penser correctement.

- Je me demandais bien lorsque tu oserais pénétrer dans cette salle. Je t’observe depuis quelques années déjà, mais je n’aurais jamais imaginé que tu parviendrais au bout de cette idée. Je voyais beaucoup de potentiel en toi malgré ton sens de l'irresponsabilité…Et voilà ce que tu en fais…

Le dr. Hoston fait signe à S.A.M de continuer.  Celui-ci s’approche de moi en croisant les bras robotiques trop humains à mon sens.

- En raison de ton insolence, nous nous voyons dans l’obligation de prononcer une sentence. Après y avoir réfléchit, nous avons alors décidé…

Je sens ma tête tournée à ses mots, incapable de respirer sous l’effet du suspense. Qu’est-ce qui pourrait être pire que la peine de mort ? Je crois que je pourrais supporter n’importe quel châtiment qu’ils pourraient m’infliger, tant que ce n’est pas un…

- …Que tu devras servir l’Institut comme élite pendant quelques années avant d’être libérée de ta sentence.

…Service obligatoire… En quelques secondes à peine, le monde sembla s’écrouler devant moi. C’était impossible, je ne pouvais pas servir de cobaye militaire pour les dizaines d’années à venir…C’était un véritable cauchemar. Mes yeux s’ouvrirent grandement, et j’échappai

- Non !

Hoston me regarda en arquant un sourcil. Il s’approcha de moi pour me chuchoter à l’oreille

- Ce que tu as lu Abigail… Si le gouvernement serait au courant, il n’hésiterait pas à te tuer.

Et c’est ainsi que quelques jours plus tard, je poussais les grandes portes du motel abandonné situé dans le  parc National de Banff, munie d’une simple valise de linge. Pinçant les lèvres, j’empruntai le chemin jusqu’à ma nouvelle chambre (après quelques explications pour me situer) et je lançai ma valise sur le seul lit vide du dortoir. Quelques filles m’observaient d’un regard mauvais, et je retournai ce regard dans leur direction pour qu’elles me laissent tranquille. Ce soir-là, je m’endormis dans un mélange d’émotions entre la colère, la déception et l’ironie.

Mes premières semaines à l’ « Académie » furent pénibles. C’est ainsi que nous appelions ce qui se tramait dans le motel. Les élèves les plus méritants y avaient été envoyés après leurs études à l’Institut Xavier en Ontario afin de créer « une armée » pour protéger les derniers mutants. Je n’y croyais pas une seconde à cette vision idéologique.  Et c’est pourquoi je commençai l’entraînement (c’est pire que l’armée!) avec un manque d’entrain.
Mon manque de discipline et mon caractère rebelle m’avait attiré plusieurs soucis, dont l’isolement social qui pesait sur moi après moins d’un mois dans cet enfer. Il vint un moment que j’en eut assez de cette oppression, et je rouspétai devant un des instructeurs. Celui-ci m’envoya pourrir dans une cellule d’isolement au sous-sol pour une semaine. Sincèrement, je ne sais pas si c’est vraiment une Académie ou une prison mais à l'époque j'y voyais un mélange des deux. Alors que je végétais dans ma cellule, j’entendis des bruits de pas qui semblaient se diriger vers moi. Je vis deux têtes apparaître à travers les barreaux de ma cellule, et je les regardai d’un œil noir.

- Salut! Moi c’est Alex! Et lui c’est Seth.

Depuis une semaine, j’avais eu le droit à la visite de quelques étudiants qui étaient venus se moquer de moi. J’étais donc habituée aux remarques inutiles et donc je ne portai pas attention aux deux jeunes hommes en face de moi. Or, Alex ne cessait de sourire alors que Seth semblait refermé. Le sourire d’Alex était en soit très déconcertant. Le jeune homme du nom de Seth décida de prendre la parole pour rompre le silence qui venait de s’installer entre nous.

- Tu devrais vraiment apprendre à te contrôler si tu veux survivre ici…

Je vis Alex se tourner vers Seth pour lui donner un petit coup sur l’épaule.

- Ah, pardonne Seth il ne sait comment être gentil. Ce qu’il veut dire, c’est qu’on peut t’aider à survivre à l’Académie, mais tu vas devoir nous écouter et cesser de faire ta tête de mule!

Le sourire d’Alex toujours aussi déconcertant, je me suis alors approchée d’eux en haussant un sourcil. Je ne savais pas ce que ses gars dégageaient, mais je me sentis attirée par l’énergie qui régnait entre eux-d ’eux. Une certaine complicité que j’étais incapable de cerner.

- Si vous m’aidez, vous allez être reniés par les autres… Personne ne me supporte ici…

Cette fois-ci, c’est Seth qui sourit. Un demi-sourire complice qui en disait long.

- Ne t’inquiètes pas pour nous, on ait déjà seuls.

Je posai mes yeux sur Seth, me demandant ce qui pouvait bien se tramer dans sa tête. J’acceptai néanmoins leur proposition, et je sortis de la cellule d’isolement la journée suivante. Cette même journée, je passai mes heures libres à suivre les deux jeunes hommes comme un fantôme, découvrant petit à petit qu’ils étaient effectivement seuls dans cet univers ; ils étaient l’élite de l’Académie.  Deux jeunes hommes qui avaient excellé dans toutes les catégories depuis leur arrivée, et ils avaient décidé de me prendre comme protégée. Je n’ai jamais vraiment compris pourquoi ils décidèrent d’agir ainsi, mais à partir de ce moment je devins aussi discrète que leur ombre et je commençai tranquillement à comprendre comment agir pour ne pas m’attirer de soucis. L’année suivante, j’appris que mon plus jeune frère avait disparu. Anéantie, ils furent là pour me supporter et m’aider à me relever. Nous devins le trio hors-pair de l’Académie, et en graduant nous furent placer à l’Académie alors que certains de nos collègues se voyaient envoyés d’une part et d’autre du Canada. Étant donné que nous avions une certaine réputation et une efficacité hors du commun lorsque nous étions ensemble, S.A.M décida de nous garder auprès de lui, tel une «  assurance pour l’académie » et nous continuèrent d’agir avec la plus grande efficacité durant quelques années. Il vint un moment où je commençai à développer des sentiments pour Alex, et comme la nature de l’homme est d’aimer, nous devint un couple inséparable en dehors de nos missions. Puis, lorsque Hoston parvint à convaincre le gouvernement d’investir dans l’Académie, je fis partie de ceux qui aidèrent à rafraîchir l’Académie. Elle changea de nom et devint l’Université Eden. La cellule d’isolement fut remplacée par une petite salle inutile.


Si j’avais su que je te perdrais, je t’aurais dit je t’aime plus souvent...
II. L’ABSENCE D’UN ÊTRE AIMÉ EST UNE INJUSTICE SANS NOM. UN VIDE QUI FAIT PERDRE À LA VIE TOUT SON SENS.

Lorsque nos 30 ans sonnèrent à nos portes, nous primes une décision importante qui se voulait être un tournant dans notre couple. Nous avons décider de concevoir un enfant maintenant que nous avions fait construire une modeste maison tout prêt de l’Université. Cela faisait déjà quelques mois que nous avions pris notre décision, et nous nous avions promis d’avertir S.A.M de nos intentions pour qu’il tente de nous retirer des missions.  Jusqu’à ce que qu’il nous contacte pour nous aviser qu’il y avait eu des turbulences au niveau d’un aéroport abandonné près du Parc. D’après ses informations, il y avait une souche de la résistance anti-mutant à cet endroit. Alex, Seth et moi-même furent chargés de mener le peloton sur place, et de diriger la mission. Alex me promit que c’était la dernière mission que nous allions faire avant de demander congé à S.A.M

Notre chef ne nous donna pas vraiment d’informations, et nous quittâmes le 30 octobre 2034 sous un ciel nuageux à la recherche de la résistance anti-mutante. Nous n’étions que trois pour cette mission, S.A.M n’ayant pas vu l’utilité d’en envoyer plus. Nous n’avons eu aucune directive concernant le nombre de militants. Tout ce que nous savions, c’est qu’un de nos éclaireurs avait repéré un transfert d’armes illégales dans cette région depuis quelques semaines et le commerce semblait s’agrandir de plus en plus. La nuit était sombre et humide malgré le temps avancé de l’année et je frissonnais sous ma veste de combat. Pour ma part, ce type de température est favorable pour mon don mais je sais que cela ne faisait pas le plaisir de Seth en particulier. Nous arrivâmes rapidement à l’endroit que l’éclaireur avait indiqué, et nous trouvâmes devant une région déserte et complètement dévastée de l’aéroport. En dehors de quelques débris de métaux. Notre trio prit la décision de commencer par le premier étage.

Avant d’allumer ma lampe, je posai un baiser sur les lèvres de mon mari tout en lui faisant un clin d’œil. Je n’avais alors aucune idée que ce serait la dernière fois que j’allais déposer mes belles lèvres contre les siennes. Nous marchâmes durant un long moment, avant d’entendre des bruits de verre cassé. Nous nous arrêtâmes pour écouter, et des murmures nous confirmèrent que nous n’étions pas seuls. Nous étions alors dans le sous-sol de la bâtisse principale, et les marches se situaient tout de même loin de notre position actuelle.

Alex tenta de s’approcher d’avantage, et en raison de la noirceur, il ne vit pas le trou dans le plancher. Son pied s’y enfonça, et il émit un cri aigu qui attira l’attention des militants armés jusqu’au cou. Même s’ils étaient à une distance raisonnable, cela ne prendrait pas une éternité avant qu’ils arrivent à nous. Seth se plaça devant Alex afin de l’aider à se déprendre, mais il jura à plusieurs reprises en réalisant que le pied d’Alex s’était enfoncé profondément. Alex nous signifia que son pied avait sûrement été transpercé par quelque chose en métal car il souffrait énormément et qu’il pouvait sentir un corps étranger dans son membre. Tout se passa très vite par la suite. Prenant l’ampleur de la situation, je me plaçai devant mes coéquipiers et me concentrai afin d’appeler mon élément. En quelques secondes seulement, de l’eau commença à se former en avant de nous, créant un mur d’eau que je cristallisai en glace pour empêcher les militants d’approcher. Je me retournai pour me pencher vers Alex, le cœur au bord des lèvres. Je n’ai pas besoin d’explications. J’étais en grosses sueurs due à l’effort que je venais de faire pour créer le mur. Bien que j’aie un puissant don, celui-ci m’épuise rapidement.

- Cela ne pourra pas les retenir bien longtemps. Sais-tu comment on pourrait te tirer d’ici ?

Les militants commencèrent à tirer sur le mur de glace, ce qui créa un bruit d’enfer qui se répercuta sur les murs de la bâtisse. Alex, tremblant comme une feuille et grimaçant de douleur, réussit à me sourire malgré son visage limpide.

- Ça va mon amour, tu sais très bien qu’il n’y a rien à faire.

Alex déposa son regard sur les militants qui avaient réussi à entailler gravement mon mur. L’un d’eux s’avanca, puis visa le mur d’une arme à ultra-sons qui nous fit boucher nos oreilles. Le mur craqua sous le choc et des morceaux de glace commencèrent à tomber. Je levai ma main vers le mur pour retenter ma chance, mais Alex arrêta mon geste. Son expression passe de la tristesse, à la déception, à la colère en quelques secondes. Il savait qu’il allait mourir ici, et il devait s’y faire à l’idée.

- Tu ne seras jamais capable de reconstruire un deuxième mur. Si vous restez, vous allez être pris entre deux vagues de militants. Vous devez partir maintenant ou ce sera trop tard.

Mes yeux se remplirent de larmes alors que je tentai de tirer sur le bras d’Alex pour le déprendre. Celui-ci cria de douleur, et je criai des « non » répétitifs en lâchant prise. Je m’effondrai à ses côtés, incapable de reprendre mes esprits. Je murmurai rapidement des mots incompréhensibles sur l’injustice de mon sort, déchirée en mille morceaux par la vérité qui s’abattait sur moi. Je pouvais entendre Seth m’appeler, mais j’étais incapable de faire quoi que ce soit en dehors de m’accrocher au dos d’Alex. Je déposai ma joue contre son épaule tremblante et lui promit que j’allais rester avec lui et que je ne le quitterai pas. Alors que mon mur tombait,  je sentis la main de Seth se poser sur mon épaule. Je la repoussai violemment en lui criant de ne pas me toucher et revint me positionner en arrière de mon mari. J’entendis Alex crier à Seth de me forcer à partir, mais je ne compris pas ses paroles.

- Seth, fait la sortir d’ici avant qu’on meure tous les trois. Je vais les faire exploser ses enfoirés, mais hors de question qu’elle meurt elle aussi.

C’est ainsi que Seth me prit sur son dos malgré mes protestations et mes cris. Il ne traîna rapidement à l’extérieur sans que je cesse de lui marteler les épaules de mes poings. Lorsque nous furent assez loin, Seth cria à Alex à travers son walkie-talkie qu’il pouvait le faire. Quelques secondes plus tard, une détonation fit vibrer le sol et une partie de la bâtisse principale s’écroula. Je criai de toutes mes forces jusqu’à m’époumoner et perdre la voix. À force de crier, je finis par m’évanouir.

Je me réveillai uniquement quelques heures plus tard, étendue dans mon lit trop froid et vide pour moi. Je pouvais sentir une pression contre ma jambe droite et je réalisai que Seth s’était endormi à mes côtés. Ses bras reposaient sur le lit alors qu’il était assis sur une de mes chaises de cuisine. Je le regardai, respirant calmement à mes côtés. Mon cerveau semblait embrouillé, et je fermai les yeux pour me rappeler ce qui venait de se passer. Dès que les images de l’explosion revinrent à mon esprit, je sentis mon cœur s’écraser dans ma poitrine et je me relevai brusquement pour me balancer avec mes jambes en pleurant tous les larmes de mon cœur. Cela faisait si mal, cela semblait si irréaliste. Seth se réveilla en sursauts, me prenant immédiatement dans ses bras pour tenter de me consoler. Je le laissai faire, même si sa présence m’irritait légèrement. J’aurais tout donné pour donner ma vie contre celle d’Alex. Il avait toujours été destiné à de plus grandes choses que moi, et c’est lui qui devait se sacrifier pour me sauver la vie. Et dire que Seth… Je me levai, crispant la mâchoire à travers mes larmes

- T’aurais dû me laisser là-bas avec lui

Seth fronça des sourcils, les lèvres pincées. Je pouvais bien voir que cela n’avait pas été facile de prendre cette décision et qu’il regrettait la mort d’Alex autant que moi. Mais à cet instant, je ne pouvais voir à quel point je le blessais avec mes paroles.

- C’est de ta faute s’il est mort! Tu l’as abandonné! J’aurais préféré mourir avec lui que de le laisser seul!

Ma lèvre inférieure tremblait alors que je tentais de contrôler mes larmes. Je tanguais dangereusement entre le désespoir et la colère. Remettre la faute sur quelqu’un d’autre, c’est tellement plus facile que de s’avouer vaincu. Seth se leva à son tour, semblant blessé par mes paroles. Je me reculai de quelques pas alors qu’il continuait de s’avancer vers moi. Je finis par m’appuyer contre le mur alors qu’il me parlait d’une voix sèche et dépourvue d’émotions (enfin, c’est ce que je croyais à l’époque)

- Tu dis n’importe quoi, tu sais très bien qu’il n’aurait jamais accepté que tu te laisses mourir

Et il frappa dans le mur juste au-dessus de ma tête. Je fermai les yeux alors que je sentais l’impact tout près de mon oreille. Il quitta la chambre alors qu’une puissante colère s’emparait de moi. Je recommençai à crier en m’époumonant, me prenant le ventre à deux mains en tombant par terre. J’entendis la porte de claquer alors que je fondais une fois de plus en larmes, déchirée de tout mon être. Ça faisait mal, terriblement mal.

Une fois que Seth quitta la maison, je me sentis plus seule que jamais. Même au fond de ma cellule d’isolement, je savais que je n’étais pas vraiment seule. Je savais qu’en sortant une semaine plus tard, j’allais rejoindre les gens de l’Académie. Mais ainsi effondrée sur le sol de ma chambre, je ne pouvais voir autrement. J’étais seule, vidée de mon bonheur, de mon amitié, de mon amour, de ma vie. Je pleurai pendant un long moment, jusqu’à en avoir mal au cœur. J’allai m’installer près de la toilette, toujours en pleurs. Je crois que je m’endormis accotée sur la bol de toilette ce soir-là. Enfin, le mois suivant la mort d’Alex est encore flou pour moi-même après les années qui ont passées. Je me levais le matin avec un terrible poids sur mes épaules, je ne mangeais presque pas, je me recouchais très tôt en faisant des cauchemars une bonne partie de la nuit. Je fus ainsi pour plusieurs semaines, perdant près de 30 livres dû à mon manque d’alimentation. Mes supérieurs étaient inquiets, mais je refusais de répondre à leurs questions ni de voir un psychologue. Seth n’était jamais revenu me voir, je devais l’avoir blessé au point qu’il préférait ne plus jamais me recroiser et cela m’en était égal à ce moment. Je savais que j’avais tout perdu, et je ne souhaitais qu’une seule chose : m’endormir et je plus jamais me réveiller. Je pouvais sentir les mains d’Alex autour de moi parfois dans la nuit, avant de me réveiller en sursauts en réalisant qu’il n’y était plus. Un soir, alors que je fixais mon verre d’eau assise dans la cuisine, quelqu’un ouvra la porte de mon entrée en faisant un énorme vacarme. Je regardai Molly entrer en claquant des mains, confuse et surprise de la voir après toutes ses années. Depuis l’Institut, nous n’avions pas vraiment gardé contact en dehors de quelques paroles ici et là au téléphone. Elle me regarda avec un regard meurtrier, avant de claquer sur la table. Le bruit me fit sursauter et je plissai les yeux alors qu’elle me parlait d’une voix autoritaire

- T’as vu ta tête? Tu ressembles à un cadavre! Ça fait combien de jours que tu n’as pas mangé et que tu t’es pas lavé?

Je fais un simple mouvement d’épaules en guise de réponse. Elle fronce les sourcils en plissant les lèvres.

- Tu n’es pas croyable. J’appelle ta mère tantôt pour prendre de tes nouvelles et j’apprends que t’as pas quitté ta maison depuis  3 semaines et demies. Qui plus est, j’apprends qu’Alex est mort en mission. Ça ne te tentait pas de m’appeler pour me le dire? Moi, ta meilleure amie qui passe toujours en dernier dans ce genre de nouvelles?  J’en reviens pas, t’as vu ta tête? T’as vraiment besoin de moi…


Mais je ne réagis toujours pas. Au lieu de planter mes yeux sur Molly pour m’excuser (ce à quoi elle s’attendait de me part) je ne fis qu’observer le mur blanc de mon salon dans l’espoir qu’elle me laisse à mon sort. Or, j’aurais dû me douter que Molly ne lâcherait pas le morceau aussi facilement. Non, pas après tout ce que j’avais vécu. Lorsqu’elle vit que je l’ignorais, elle s’avança dans ma direction pour me flanquer une claque monumentale sur la joue droite. Ma tête suivit le mouvement, ricochant contre mon épaule gauche avant que quelque chose se déclenche en moi. Je me levai d’un bond, les yeux écarquillés et regardai ma meilleure amie qui avait toujours les bras croisés devant moi.

- Mais qu’est-ce qu’il t’a pris ?

Molly ne réagit pas, enfin pas sur le moment. Je me dirigeai vers le lavabo pour faire couler de l’eau froide sur une serviette avant de me la coller sur ma joue enflammée. Du moment qu’elle vit que je n’étais plus qu’un simple squelette, elle sourit à pleines dents avant de me dire qu’elle m’avait enfin retrouvée. Ce soir-là, elle me prépara un énorme souper qu’elle me força à manger jusqu’à la dernière bouchée malgré mon manque d’appétit, elle me força à prendre un bain et par la suite vint le moment fatidique. Nous brûlâmes dans ma cour tous les vêtements de mon défunt mari, nous brûlâmes tout ce qui pouvait me faire penser à lui. À chaque fois qu’un objet lui appartenant partait dans les flammes, je me sentais délivrée. Je ne mentirai pas en disant que les premiers morceaux de linge me firent versées de chaudes larmes, mais vint un moment où je trouvai l’exercice délivrant. Nous ne dormîmes pas beaucoup cette nuit-là, parlant de tout et de rien avant de s’endormir à la lueur du matin dans mon lit moins grand à présent pour une seule personne. Alors que Molly était sur le point le partir le lendemain après-midi, je lui demandai quelque chose que je n’aurais jamais cru possible de ma part. Je lui demandai d’aller chercher Seth. Elle accepta, et celui-ci vint me voir la journée même. Nous parlâmes longuement, jusqu’à ce que l’heure tardive le force à quitter. Je le supplai de rester avec moi, et c’est ainsi  qu’il passa les prochains mois en ma compagnie jusqu’à ce que je me sentis enfin prête à retourner à la vie normale. Enfin, après avoir demandé d’être destitué de l’Élite afin de devenir instructeur. Ainsi, je m’évitais de penser à Alex. Et Seth...malgré les mois qui avaient passés et ma volonté, je n’étais plus en mesure de le regarder de la même façon. Il m’avait démontré une partie de lui que je n’avais pas cru possible; une partie qui sait être empathique. C’est pourquoi, un an plus tard, nous avons eu une aventure d’une nuit. Puis de deux. Puis de trois. C’est donc ainsi que se passa les prochaines années de ma vie, en tant que doyenne de l’Élite et amante secrète de Seth. Enfin, jusqu’à ce qu’il m’avoue être bisexuel, et plus attiré envers les hommes. Lorsque je lui ai demandé pourquoi il ne me l’avait pas dit avant, il me répondit qu’il en avait honte et qu’il refusait que les gens le voient de cet œil. Mais ça, c’est une autre histoire!  

Récemment, j’ai eu le droit à un vrai cauchemar. Voilà que je me ramassais à avoir des étudiants qui me faisaient étrangement penser au trio que j’avais formé avec Alex et Seth. Je fais en sorte de leur pourrir la vie chaque instant de leur existence. Je me sens mieux ainsi.

black pumpkin
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